10 bonnes raisons de refuser ce mauvais accord…

Le 10 novembre, alors qu’à l’appel de la CGSP beaucoup de travailleurs de la STIB étaient en grève (la moitié des services ne sont pas sortis), les secrétaires syndicaux de la CSC et du syndicat libéral se sont hâtés de signer un mauvais accord qui n’améliore pas les conditions de travail de l’ensemble des travailleurs de façon fondamentale.

1. Break

«Conformément aux procédures existantes, ces breaks devront continués à être demandés (au dispatching) en cas de retard.» Le break (pour manger et souffler) est un droit et pas une faveur. Dès qu’un véhicule a quelques minutes d’avance ou de retard le dispatching est automatiquement informé par une alarme. Mais quand il s’agit de prendre son break, l’alarme ne fonctionne plus: il faut le demander. Donc: rien ne change!

2. Temps de parcours bus

« Si le niveau de l’effectif disponible le permet, la direction bus déploiera des renforts sur la ligne». Et si l’effectif n’est pas suffisant?

3. Effectif

« La direction s’engage à recruter 50 chauffeurs de bus d’ici la fin 2004 grâce aux mesures déjà prises et détaillées dans le mémorandum du 18/10/04». C’est insuffisant! Il faudrait au moins le double car d’ici la fin de l’année il y aura encore des départs. Si on allonge certains temps de parcours il faudra des services supplémentaires

4. Montée à l’avant

« Intervention des chefs de ligne sur 27 points difficiles pendant les heures d’affluence et les sorties d’école.» Qui fera le travail administratif des chefs de ligne pendant ce temps-là? «Création d’une équipe volante parmi les chauffeurs». Donc dans les 50 à recruter!.

5. Procédure d’urgence

« Pour les temps de parcours gravement inadaptés, une procédure d’urgence peut être déclenchées par un permanent. Suivant le cas le délai d’adaptation variera de 3 à 5 semaines. » Pourquoi un permanent et pas un délégué du dépôt? Pourquoi attendre 3 à 5 semaines? On parle ici de procédure d’urgence pour des parcours gravement inadaptés. Et pour les autres cas?

6. Règle des 2 minutes

La direction s’engage à respecter la règle des 2 minutes administratives comprises dans un temps de régulation à prévoir de 5 minutes minimum dans les planchettes. Cependant l’accord le prévoit pour le tram, mais pas pour le bus. alors que les tâches administratives sont les mêmes.

7. Embauche de personnel employé

Rien n’est prévu dans l’accord!

8. Embauche de personnel technique

«La direction s’engage à recruter 20 ouvriers au matériel roulant.» Rien n’est prévu pour la gestion des stocks et des pièces de rechange. (C’est vital pour ne pas immobiliser de nombreux véhicules)

9. Statut du personnel

«La Direction s’engage à ce qu’il n’y ait pas de diminution des rémunérations actuelles.». Autrement dit la direction ne va pas baisser les salaires actuels, mais elle va sans doute mettre de nouveaux obstacles pour freiner le passage d’un barème à l’autre.

10. Paix sociale

« Les organisations syndicales s’engagent à ne soutenir ni à reconnaître aucun mouvement relatif aux différents sujets repris dans le présent accord». C’est totalement imbuvable. Accepter cela, c’est se lier les mains. La grève est le seul moyen efficace dont disposent les travailleurs. La direction, de son côté, dispose d’un arsenal de mesures de répression pour faire pression sur le personnel: avertissement, sanctions, mise à pied, licenciement, etc. Est-ce que Flaush signerait un accord où il renonce aux sanctions et aux licenciements ?

3 bonnes raisons de faire grève ce lundi 29 novembre

Une mauvaise loi… on la change!

La façon dont ils ont signé l’accord, à la sauvette, pendant la grève du 10/11 montre que ces messieurs étaient avant tout préoccupés non pas de satisfaire les revendications légitimes des travailleurs, mais de signer un accord-bidon et arrêter toutes les actions. Depuis lors ils multiplient les déclarations pour dire que «l’accord est signé qu’il n’y a plus rien à faire et qu’il est obligatoire pour tous». Quand on a une mauvaise loi, on la change. C’est la même chose pour un accord social. S’il ne satisfait pas la majorité des travailleurs, il faut le renégocier et l’améliorer de manière significative.

Démocratie syndicale: les travailleurs doivent décider

Les secrétaires qui ont signé l’accord n’ont pas consulté leurs affiliés. Ce n’est pas au secrétaire syndical de décider, mais aux travailleurs car eux sont directement concernés. Quel que soit le contenu de l’accord, un secrétaire syndical (contrairement au conducteur) est certain d’avoir son temps de break pour casser la croûte…

Travailleurs affiliés à la CSC et à la CGSLB: ne faites pas les briseurs de grève!

Tous les travailleurs, quelle que soit leur affiliation syndicale sont concernés par un bon accord et une amélioration des conditions de travail. L’accord signé à la sauvette le 10/11 n’apporte pas d’amélioration réelle. C’est un catalogue de promesses en l’air.

La direction n’attend que la première occasion pour diviser les travailleurs («Diviser pour régner!». Ne vous laissez pas diviser! Ne forcez pas les piquets de grève! Venez discuter avec les camarades au piquet! On ne pourra renverser la vapeur que si on est TOUS ENSEMBLE !

Haltes aux menaces contre les délégués CSC opposés à l’accord

Des pressions inacceptables sont exercées sur des militants CSC opposés à cet accord bidon. A la réunion du Conseil d’Entreprise du 18/11, le Président de séance a dit à un délégué CSC: «De toute façon vous n’allez plus rester longtemps au Conseil d’Entreprise…». De quel droit se permet-il de parler ainsi? C’est le personnel qui élit ses représentants et ce n’est pas à la direction de décider qui est délégué. C’est comme si lors du match Anderlecht-Standard, l’entraîneur des mauves sélectionnait l’équipe des rouges….

Marche des Jeunes pour l’Emploi

AUX TRAVAILLEURS DE LA STIB

Aidez-nous à mettre sur pied la Marche des Jeunes pour l’Emploi

Travailleurs de la STIB cette Marche pour l’Emploi vous concerne aussi!

D’abord parce que beaucoup parmi vous ont certainement un fils ou une fille, une cousine ou un neveu qui a fini l’école et qui ne trouve pas de travail. (Sauf si vous êtes membre d’un conseil d’administration et que vous avez le bras long. Mais ce n’est pas le cas pour l’immense majorité d’entre vous!) Ensuite parce que le gouvernement – qui avait promis de créer 200.000 emplois – ne fait rien pour contraindre les employeurs à donner aux jeunes un vrai contrat avec un vrai salaire. Au contraire, les patrons ont de plus en plus de possibilités pour faire travailler les gens de façon précaire (intérimaire, contrat à durée déterminée, temps partiel).

Il ne faut pas croire qu’à la STIB on est à l’abri de ce genre de fléau. Il y a quelques semaines la direction de la STIB voulait engager des intérimaires pour les bus spéciaux. Elle n’a renoncé (temporairement?) à ce projet qu’à la suite de la grève.

D’autre part il est injuste que les nouveaux conducteurs soient embauchés au «nouveau» barème (inférieur). Réfléchissez: dans 10 ans, quand les plus anciens auront pris leur pension, une bonne moitié du personnel de la STIB travaillera avec le nouveau barème.

Un autre exemple: dans les supermarchés, on ne trouve pratiquement plus une caissière avec un contrat à temps plein. La plupart sont engagées à temps partiel pour les heures de pointe. C’est très dangereux qu’un tel système s’étende. Il se pourrait qu’un jour la direction de la STIB envisage d’engager des conducteurs à temps partiel pour les heures de pointe. C’est inacceptable, car avec un demi salaire on ne pas peut payer le loyer ni entretenir une famille.

Enfin, vous êtes aussi directement concernés par la mise au travail des jeunes car pour le moment à la STIB on manque de bras. Certains services sont supprimés faute d’effectif. Si la direction voulait engager des jeunes cela soulagerait un peu le personnel actuellement surchargé. Voilà toute une série de bonnes raisons pour participer à cette Marche des Jeunes pour l’Emploi!

Cette Marche, organisée par le MAS en collaboration avec les Jeunes syndicales FGTB et CSC veut faire pression sur les patrons et sur les pouvoirs publics pour permettre aux jeunes d’avoir un vrai boulot avec un vrai salaire. Pour faire de cette Marche des Jeunes pour l’Emploi un succès, nous appelons à mettre sur pied des comités locaux dans les écoles, les entreprises, les bureaux de chômage.

Pourquoi pas un tel comité à la STIB ? Si vous être intéressé, prenez contact avec nous pour en discuter.

Partager : Imprimer :