NOUVELLES DU CIO : En Allemagne, Die Linke expulse des dirigeants du SAV

Mais les arguments politiques de la droite ont été vaincus

Après huit mois de lutte au sein de la nouvelle formation Die Linke (“La Gauche”), la Commission de Contrôle national a maintenant publié un jugement quant à la question du maintien au sein du parti des deux premiers parmi les onze membres du SAV dont l’adhésion a été remise en cause par le président du parti, Klaus Ernst.

Par nos correspondants du SAV (CIO-Allemagne)

Klaus Ernst a émis certaines critiques au sujet des membres du SAV, qui critiquent le programme et de la constitution de Die Linke (voir les rapports précédents sur le site de notre internationale : socialistworld.net). Mais la Commission de Contrôle a rejeté tous ces arguments. Dans le cas des porte-parole du SAV, Lucy Redler et Sascha Stanicic, il est explicitement mentionné que ni leur comportement personnel, ni la politique du SAV, ni l’attitude de ces deux personnes vis-à-vis de Die Linke ne sont des raisons suffisantes pour les expulser du parti. C’est une importante victoire pour les deux marxistes concernés, mais également pour tous les membres critiques ou en opposition au sein de Die Linke, qui pourraient être victimes de tentatives d’expulsion dans le futur.

Lucy Redler et Sascha Stanicic se sont toutefois vus refuser le maintien de leur adhésion sur des bases qui n’avaient rien à voir avec les arguments de Klaus Ernst. L’argument à la base de leur expulsion n’est apparu qu’au cours de l’entrevue avec la Commission de Contrôle du 26 avril : la candidature de la section locale du SAV à Rostock – une ville d’Allemagne de l’Est – au cours des élections communales du 7 juin 2009. Le SAV y avait obtenu un conseiller communal avant la formation de Die Linke. Après cette formation, la section du SAV avait proposé à la section locale de Die Linke que des discussions soient organisées au sujet d’une candidature commune et l’adhésion des membres du SAV à Die Linke. Mais la section Die Linke de Rostock, une section droitière dont les membres ont déjà toute une histoire de participations au pouvoir avec le SPD – l’équivalent allemand de notre PS – n’était même pas d’accord de discuter de cette proposition. En conséquence, la section locale du SAV a décidé de mener campagne avec sa propre liste, dont le conseiller du SAV déjà élu.

La Commission de Contrôle a justifié sa décision en tenant Sascha Stanicic et Lucy Redler comme personnellement responsables de cette décision à cause de leur position au sein du Comité Exécutif national du SAV. Dans l’opinion des porte-parole du SAV, ce jugement n’est pas en accord avec la constitution de Die Linke, qui interdit seulement à des membres de participer à des élections contre la parti, mais ne dit rien quant au soutien à donner ou pas aux candidats. La Commission de Contrôle a exigé que Lucy et Sascha s’opposent activement à la section SAV de Rostock, ce qu’ils ont refusé de faire.

Quoiqu’il en soit, ce jugement est une victoire politique partielle pour la gauche, qui contribuera à la lutte contre la chasse aux sorcières qui risque d’être lancée dans le futur contre les marxistes et les courants d’opposition au sein de Die Linke. Les membres du SAV qui ne sont pas membres du Comité Exécutif du SAV et qui jusqu’ici n’avaient pas été autorisés à rejoindre le parti devraient maintenant pouvoir le faire. Il est aussi possible que la situation des membres de notre Comité Exécutif soit modifiée après que les élections communales à Rostock soient terminées.


Le Comité pour une Internationale Ouvrière, CIO

Le SAV – Sozialistische Alternative – est la section-soeur du PSL/LSP en Allemagne. Depuis la fondation de Die Linke, nouveau parti large de gauche, le SAV collabore au sein de ce parti pour en renforcer son aile socialiste et révolutionnaire, au même titre que nos camarades de la Gauche Révolutionnaire au sein du NPA en France

Le capitalisme est un système mondial et il doit être combattu à la même échelle. C’est pourquoi le Parti Socialiste de Lutte fait partie d’une organisation marxiste internationale: le Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO), un parti mondial actif sur tous les continents. Notre lutte en Belgique s’inscrit dans le cadre d’une lutte des travailleurs du monde entier pour un société socialiste car si la révolution socialiste éclate sur le plan national, elle se termine sur l’arène internationale. La démocratie ouvrière et la planification socialiste de la production ne peuvent se limiter à un seul pays. C’est d’ailleurs l’isolement de la Russie soviétique qui a conduit à sa dégénérescence à partir de 1924.

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