Des colleurs du PSL agressés par une députée ECOLO à Ixelles.

A Ixelles, les différentes listes qui se présentent aux élections doivent déposer leur matériel électoral (à savoir les têtes souriantes de politiciens et carriéristes de profession sur fond rouge,vert,bleu ou orange) pour que la commune les fasse afficher par ses ouvriers.Tout en étant assez sceptique par rapport à cette mesure, les membres du Parti Socialiste de Lutte ont déposé leurs affiches dans la commune afin qu’elles soient collées sur les panneaux prévus à cette fin.

A notre grand embarras, nos militants se sont progressivement aperçus que la commune refusait systématiquement de coller nos affiches en réservant la quasi totalité de l’espace disponible aux visages sympathiques des têtes de liste des quatre grands partis.

Il est difficile de ne pas voir dans ce refus systématique de nous accorder une tribune une forme particulièrement odieuse de boycottage. Bien entendu, nos militants ne sont pas dupes. Ils savent très bien que les partis traditionnels n’ont aucun intérêt à laissez la parole à de véritables militants capables de dénoncer leur responsabilité dans la crise économique qui touche durement des milliers de travailleurs et leur famille en Belgique.

Afin de protester contre la politique d’affichage des communes, une trentaine de membres du cartel PC-PSL-LCR-PH s’étaient par ailleurs réunis hier à la place Fernand Cocq , afin d’interpeller les conseillers communaux sur cette situation particulièrement fâcheuse. Il est inutile de dire que la commune a refusé d’accueillir les militants de gauche qui discutaient à l’extérieur avec les passants. Quelle a été notre surprise lorsque nous nous sommes apercus que les partis traditionnels non seulemnt refusaient systématiquement de nous accorder un minimun de visibilité mais de plus, s’employaient à systématiquement arracher nos affiches.

Alors qu’ils étaient en train de coller leurs affiches à l’emplacement prévu à cet effet, les militants du PSL ont été pris à partie par une jeune femme qui s’est présentée comme députée Ecolo. La femme en question qui siège au parlement de Bruxelles Capitale en tant que mandataire Ecolo, s’est adressée aux membres du PSL avec une certaine agressivité dédaigneuse.

Elle a menacé à plusieurs reprises de faire appel aux forces de l’ordre si les affiches n’étaient pas arrachées sur le champs. Les militants du PSL ont bien entendu commencé par ignorer les protestations hystériques de la députée et ont posé en souriant pour la photo qui constitue la preuve du crime que les militants du PSL ont commis dans le territoire des Écologistes. Lorsqu’ils ont demandé à la deputée en rage qui était censé coller leurs affiches vu que la commune ne s’en chargeait pas, l’élue a rétorqué qu’il fallait déposer une plainte au conseil communal. Il nous semblait clair que la commune n’allait pas accepter une quelconque plainte émanant d’une formation «non conventionnelle».

C’est alors que la députée ECOLO n’a pas voulu entendre de raison et s’est jetée sur nos affiches de façon hystérique avec la ferme intention de les arracher de ses propres mains.

Bien entendu il n’a pas été question pour les militants du PSL de céder au Diktat d’Ecolo. Dans un premier temps, ils ont vécu l’évènement avec humour. Puis, en voyant la politicienne de profession, rouge de rage dans son manteau vert, proférer des propos injurieux et exprimant son dégoût pour les listes à sa gauche, les deux militants PSL ont préféré la laisser seule avec sa haine de la gauche et du militantisme. Inutiles ont été nos appels au calme, inutiles encore nos tentatives de discuter. La députée ECOLO n’a voulu entendre aucune raison et a préféré quitter les lieux en brandissant un doigt accusateur et menaçant contre les deux membres du PSL.

A la lumière de ce triste évènement, peut-être ne serait-il pas illégitime de s’interroger sur une possible attaque contre nos droits démocratiques qui pourraient découler d’une victoire électorale de ce parti traditionnel…

A travers le comportement loin d’être exemplaire d’une de ses députées, ECOLO semble en effet prêt à assurer les tâches de surveillance et de patrouillement qui incombent à la police fédérale. Jusqu’où vont-ils aller dans leur processus de droitisation ?

Vont-ils interdire aux militants de gauche de distribuer leurs tracts électoraux, vont-ils (comme c’est déjà le cas à Ixelles) empêcher les membres des partis de gauche de tenir une petite table d’information dans un marché sur une place publique ?


Depuis la publication de cet article, nous avons eu échos de quelques réactions suscitées par l’utilisation du terme "hystérique" dans le texte. Il n’a jamais été dans l’intention de l’auteur de faire quoi que ce soit comme remarque sexiste, ce terme lui semblait tout simplement le plus approprié au vu de la situation. Pour plus d’informations sur l’importance que nous consacrons à la lutte antisexiste et pour les droits des femmes, nous conseillons de consulter la rubrique "femmes" de ce site.


  • Le socialisme, réponse aux crises environnementale et économique Une critique d’ECOLO
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