Action à l’hôpital Brugmann : Plus de moyens pour nos hôpitaux!

L’hôpital Brugmann, ainsi que la grande majorité des institutions hospitalières de notre pays font face à une pénurie de personnel gravissime. Cela entraîne des situations ou la pression au travail devient ingérable avec des conséquences telles que des dépressions, une qualité des soins dégradée…

Par Karim Brikci, second candidat sur la liste européenne LCR-PSL et délégué FGTB à l’hopital Brugman à Bruxelles

Reportage-photos

Une autre conséquence est évidemment l’explosion du nombre d’heures supplémentaires que le personnel soignant est obligé de prester pour assurer la continuité des soins. Une assemblée générale, en front commun, s’est donc tenue mardi matin à l’hôpital Brugmann avec une centaine de participants, principalement des infirmièr(e)s, en réaction à la menace de la direction de supprimer une partie de ces heures supplémentaires (plus de 87.000 heures sup sont comptabilisées à ce jour).

Des informaticiens ainsi que des électromécaniciens étaient également présents pour dénoncer le nouveau système de gardes appelables que la direction veut leur imposer. La discussion de l’assemblée fut très intéressante avec des témoignages et des cris de ras-le-bol de toute une série de collègues. Le personnel présent a alors fait savoir très clairement aux responsables syndicaux qu’il n’était pas question de négocier quoique ce soit par rapport à ces attaques et qu’on était prêt à passer à l’action. Des brancardiers, ainsi que des membres du personnel de nettoyage ou d’autres catégories, étaient présents en solidarité et pour exprimer que la détérioration de nos conditions de travail touche l’ensemble du personnel.

L’assemblée a pris comme décision de faire une action jeudi matin devant l’hôpital pour dénoncer la situation mais également de partir en action devant la direction lors de la réunion de concertation-négociation prévue une heure plus tard.

Cette action fut, comme l’assemblée, un succès en terme de mobilisation avec plus de 70 participants. Après une heure d’attente, le directeur général est sorti pour «s’expliquer» : un groupe de ‘travail’ va être mis sur pied au plus vite pour établir une proposition concrète. Il est clair que la proposition de la direction ne sera pas dans l’intérêt des travailleurs concernés. C’est pourquoi l’action du jeudi 28/05 est maintenue mais a été malheureusement transformée en une nouvelle réunion d’information. Le tract publié pour mobiliser ne parle plus d’action mais en plus ne mentionne plus la problématique des gardes appelables. En effet, il semblerait que ce dernier point ait été entériné lors de la négociation alors que les travailleurs concernés s’y opposent radicalement.

Ces deux mobilisations ont été un véritable succès dans la perspective d’une réaction organisée face aux sérieux problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur. Mais il est clair une fois de plus que les directions syndicales cherchent à éviter l’organisation d’une véritable lutte.

La revendication du ‘retrait des mesures de la direction quant aux heures supplémentaires’ serait clairement un bon premier pas en avant mais ne peut à elle seule enrayer le problème de fond : le manque de personnel et les salaires de misères des travailleurs du secteur.

Il est important d’élargir le combat engagé aujourd’hui par le personnel soignant à l’ensemble du personnel de l’hôpital et du secteur. C’est pourquoi, il nous faut absolument aujourd’hui un plan d’action permettant de construire un rapport de force sérieux contre les attaques des directions et des responsables politiques.

Le manque de moyens pour nos soins devient aujourd’hui invivable. Pour cela, il faut urgemment construire une opposition combative au sein des syndicats mais aussi et surtout des assemblées démocratiques du personnel qui établissent la stratégie à suivre et les actions à mener avec comme revendication principale : «Plus de moyens pour nos hôpitaux»!!! A suivre…

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