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Ne nous laissons pas diviser, luttons ensemble!

24 mai – participez à la MANIFESTATION CONTRE TRUMP

Le 8 mars, nous étions 600 à manifester contre le sexisme à Gand et, quatre jours plus tard, 150 personnes participaient à la journée de lancement de la campagne ROSA. Le 16 mars, 250 personnes manifestaient contre le racisme à Anvers. Cette année, le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, fut une grande journée d’actions à travers le globe, notamment aux USA. Là-bas, la prochaine grande date de mobilisation sera le 1er mai. Assurons-nous que la visite de Trump en Belgique fin mai soit l’occasion d’un torrent de protestations contre le racisme, le sexisme et l’austérité !

Dans le sillage de la victoire de Trump, Wilders aux Pays-Bas a progressé, sans toutefois remporter de large victoire, et Le Pen va probablement parvenir au second tour des élections présidentielles françaises. Le populisme de droite connait un essor préoccupant qui n’est pas sans impact en Belgique. Pensez à Theo Francken (N-VA) pour qui Médecins Sans Frontières, en sauvant des réfugiés en perdition en Méditerranée, causerait indirectement plus de morts en ‘‘encourageant’’ les réfugiés !

Par Jonas C. (Anvers)

Ce discours de haine et de division sert d’écran de fumée pour appliquer plus aisément une politique d’austérité des plus brutales. Le pouvoir d’achat est en berne. Le saut d’index et les nombreuses taxes supplémentaires pèsent lourd. Pour les grandes entreprises, par contre, l’heure est à la fête, les profits sont gigantesques. Les 18 plus grandes entreprises belges ont distribué 16,5 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2016 !

Le racisme est la meilleure manière de monter les gens les uns contre les autres. Mais la technique de ‘‘diviser pour mieux régner’’ a un champ d’application qui va bien au-delà des demandeurs d’asile et des migrants. La toute nouvelle secrétaire d’État à la lutte contre la pauvreté et à l’égalité des chances, Zuhal Demir (N-VA), estime que les pauvres sont responsables de leur situation : ‘‘si les chômeurs se rendent compte qu’ils ne parviennent pas à payer leurs factures, ils feront plus d’effort [pour trouver un boulot]’’. Demir bénéficie elle-même d’un salaire mensuel net d’un peu plus de 10.000 euros…

Si le gouvernement monte intentionnellement différentes couches de la société les unes contre les autres, c’est qu’il craint qu’elles le combattent ensemble. Au cours de la vague d’actions et de grèves de l’automne 2014, la rhétorique de division du gouvernement était inaudible. Le soutien était alors très large pour des revendications comme une taxe sur la fortune (87% en Flandre!). Les travailleurs et les chômeurs étaient unis au-delà des frontières syndicales. C’est la meilleure manière de défendre nos conquêtes sociales, mais aussi de submerger l’opinion publique avec les préoccupations du monde du travail.

Le gouvernement fédéral ne veut rien lâcher. Cet été, il ira chercher 6,5 milliards d’euros dans nos poches. Les actionnaires peuvent dormir tranquillement, ils ne seront pas visés. Pour détourner l’attention de ce triste constat, les autorités essayent de focaliser l’attention sur les demandeurs d’asile et les migrants.

Alors, allons-nous accepter cette logique et attendre sans bouger que nos conditions de vie soient sacrifiées ? Que l’économie et notre planète soient détruites au nom de la course au profit ? Ripostons ! Défions ce système en unifiant les travailleurs et tous des opprimés. Le racisme, le sexisme, l’homophobie et les autres formes de division nous barrent la route.

Nous devons construire des organisations solides capables de réunir autour d’un programme anti-austérité reposant sur des investissements publics dans les soins de santé, les transports en commun,… afin que nous puissions offrir un avenir décent à chacun sur une planète habitable.

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