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Depuis le début de son mandat, le gouvernement donne le ton. La politique néolibérale avec son lot d’austérité frappera tant qu’elle le peut. Tant qu’il n’y aura pas de mouvement organisé et déterminé des travailleurs, un boulevard continuera d’être tracé au bulldozer sans épargner rien ni personne.

Par Laure (Bruxelles)

Dans cette avalanche austéritaire, le gouvernement a décidé, entre autres, de saigner à blanc les soins de santé. Ce service public tel que nous le connaissons risque, comme les autres, de peu à peu disparaitre. L’objectif est clair : faire plus avec moins. Il s’agit de sabrer les dépenses publiques à hauteur de près d’un milliard d’euros.

Notre ministre de la santé ne manque pas d’humour puisqu’elle parle d’économies réalisées au scalpel et non à la hache ! Nous voilà rassurés, il s’agit d’inciser précisément, non de charcler comme des sauvages… Pourtant le résultat, lui, sera de toute évidence bien sanglant.

Ces économies pèseront, une fois de plus sur les couches de la population les plus affaiblies, puisqu’il s’agit, entre autres, de demander aux allocataires d’indemnité maladie d’aller travailler et de ponctionner la sécurité sociale à hauteur de 144 millions d’euros… Mais rassurez-vous, il y en aura pour tout le monde !

Dans ce plan, personne n’est épargné. Le ticket modérateur ainsi que l’indexation des honoraires sont visés et les hôpitaux publics sont invités à adopter un régime imposé à hauteur de plusieurs millions d’euros également. De cette façon, le personnel soignant devra faire encore davantage malgré les burn-out et les pénuries criantes sans cesse dénoncées par les divers acteurs de terrain.

C’est ainsi que l’on se dirige progressivement vers un accès aux soins de santé toujours plus restreint pour l’ensemble de la population, une pénibilité au travail intenable pour le personnel soignant et une dégradation sévère de la qualité des soins prodigués dans le public. Bientôt, travailler dans le public relèvera de l’exploit et se faire soigner ne sera pas seulement inaccessible pour la minorité la plus précarisée, mais pour l’ensemble des travailleurs et de leurs familles.

Le gouvernement prévoit par contre d’acheter des navires de guerre (4 frégates et 12 chasseurs de mines) qui couteront pas moins de 2 milliards d’euros à l’État ! Si on ajoute à cela les 15 milliards que coûteront les avions de chasse bombardiers que le gouvernement souhaite acquérir, on peut bien comprendre qu’il va falloir se serrer la ceinture.

Michel et sa bande ont un sens des priorités, mais il ne va pas dans celui de nos intérêts. Ils préfèrent investir dans le commerce de la mort plutôt que dans l’amélioration de nos conditions de vie. Pensons à toutes les perspectives d’amélioration de notre bien-être que pourraient offrir les possibilités technologiques actuelles ! Mais elles sont bridées par la logique même de ce système.

Des milliards sont dédiés à des machines de destruction massive, d’autres passent dans les poches des grandes entreprises et des grands actionnaires sous la forme de cadeaux fiscaux ou encore profitent du laxisme fiscal du gouvernement pour atterrir au Panama ou dans d’autres paradis fiscaux. Et si tout cela était consacré à nos services publics ? À leurs gratuités, à leurs améliorations et à leurs extensions ? Imaginer ce que nous pourrions ainsi réaliser donne le tournis.

Pour parvenir à arracher pareil résultat, il est urgent de nous organiser et de nous mobiliser pour stopper ce massacre et virer ceux qui l’orchestrent ! Cela implique de vaincre l’austérité en renversant le système capitaliste. Les richesses et les capacités technologiques existent pour assurer à chacun une vie épanouie et de qualité. Mais il faut les retirer des mains des rapaces richissimes qui bloquent l’évolution de l’humanité pour satisfaire leur avidité.]]>