Emploi: Il faut un plan d’action!

Avant les élections, Verhofstadt avait promis, dans son inimitable style «optimiste», de créer 200.000 emplois pendant cette législature. Le maigre résultat de la Conférence sur l’Emploi – seulement 60.000 emplois et uniquement par une baisse générale des charges salariales et l’instauration de chèques-services – montre le petit jeu de poker menteur de Verhofstadt. Il n’a plus un seul atout en mains.

Stef Saliën

3.000 emplois vont passer à la trappe à Ford Genk. La fermeture à Genk de la ligne de production du modèle Ford Transit provoquera de solides pertes d’emplois chez les sous-traitants. Rien que dans les entreprises de transport et de nettoyage qui travaillent pour l’usine de Genk, cela représente plus de 1.100 emplois! En outre l’avenir proche du siège de Genk n’est pas du tout assuré. Il n’y a, pour l’instant, qu’une promesse de la direction d’assembler une nouvelle version de la Ford Mondeo, un modèle qui est déjà vieux de 15 ans. Il sera décidé le 15 novembre de l’installation d’une nouvelle plate-forme de production nécessaire à la production d’autres modèles. En 1992, il y avait encore à Ford Genk 13.864 travailleurs. La CSC estime que l’an dernier plus de 5.000 emplois ont disparu au Limbourg.

A la SNCB, Vinck, le patron des chemins de fer, veut supprimer 4.540 emplois fin 2005: cela concerne 1.098 travailleurs du service d’entretien de l’infrastructure des voies ferrées, 1.088 postes techniques du matériel roulant, 1.055 travailleurs aux guichets et dans les gares ainsi que 284 postes dans les divisions du logement et du nettoyage.

A la Poste, Thys veut diminuer l’effectif de 8.000 unités. L’instauration du système Géoroute fait que le système de tri rend superflu 80% du personnel dans les équipes de nuit. Par la suppression de la deuxième tournée, le nombre de facteurs de tournées va également fortement baisser. Belgacom fait son entrée en bourse en février 2004. La privatisation conduira également à une perte massive d’emplois.

La baisse des charges salariales décidée par le gouvernement n’est pas une solution pour la création d’emplois. La conséquence de la crise économique mondiale est la surcapacité de production qui pousse les capitalistes à réduire leur appareil de production et à fermer les usines. Les gouvernements en Europe ainsi que les directions syndicales ne font rien contre une telle situation.

Nous avons besoin d’une direction syndicale qui ne se contente pas de négocier des plans sociaux, mais qui organise la lutte pour défendre chaque emploi. C’est dans de tels moments que la solidarité se construit à l’intérieur d’un secteur, d’une région et au besoin nationalement. L’arme de la grève n’est pas faite pour reporter la pression à plus tard, mais pour construire un rapport de force pour gagner. En bref: il faut développer un plan d’action de mobilisation.

Une diminution radicale du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire et avec embauche compensatoire est indispensable. Tout comme un arrêt du démantèlement des services publics. Les grandes entreprises qui menacent de licencier ou de fermer doivent être nationalisées. Le gouvernement britannique est mis sous pression par la population pour renationaliser l’exploitation du chemin de fer. Car les privatisations dans les années 90 ont été un désastre: baisse de la qualité du service, dégradation des conditions de travail, catastrophes ferroviaires.

Luttez avec le MAS pour dégager un solide courant combatif dans les syndicats, pour défendre nos droits et nos emplois!

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