Manifestation de la confédération européenne des syndicats à Strasbourg

Ce mardi 16/12, bravant le froid piquant de Strasbourg, ce sont plus de 10.000 syndicalistes venant de toute l’Europe qui ont manifesté contre une directive européenne qui prévoit de rallonger le temps de travail hebdomadaire. Le texte, qui résume les discussions menées entre les Etats membres de l’UE, vise à rallonger la durée hebdomadaire maximale de travail en Europe à 65 heures, contre 48 à l’heure actuelle…

Karim, délégué CGSP

Les dirigeants des différents pays européens s’étaient aussi mis d’accord pour redéfinir le concept de «gardes » de diverses professions (pompiers, infirmières, médecins,…). L’idée est de considérer que les gardes pendant lesquelles le travailleur n’est pas appelé seraient considérées comme des «périodes de garde inactives» qui ne seront alors plus comptabilisées comme du temps de travail.

Cinq cars de la FGTB et 2 de la CSC ont participé à la manifestation qui a débuté vers 14h. Des délégations françaises (CGT), allemandes (IGM, Verdi,…), portugaises (UGT), polonaises (Solidarnosc),…étaient présentes en nombre. Les manifestants ont défilé dans les rues de Strasbourg en direction du Parlement Européen.

La manif s’est terminée avec des speeches des différents dirigeants de la Confédération Européenne des Syndicats. A nouveau, il est à regretter qu’aucun mot d’ordre clair n’ait été mis en avant et que la lutte entamée aujourd’hui contre cette directive n’a pas été liée aux différentes autres luttes que mènent les travailleurs dans leur pays contre la politique néolibérale de l’UE. Les discours étaient creux et sans aucune perspective. Les travailleurs font face à de vicieuses et agressives attaques du patronat ces dernières années, mais la CES ne semble pas prête à organiser une lutte d’ampleur au niveau européen.

Die Linke, la nouvelle formation de gauche allemande, était présente au sein des délégations allemandes, essentiellement dans le cortège de Verdi. Pas mal de jeunes membres de Die Linke avaient fait le déplacement. Pour les formations politiques françaises, l’intervention était très faible. Quelques militants du PCF et du PS déambulaient autour du cortège. Le NPA était présent avec 5 membres qui n’avaient aucun matériel en leur possession excepté quelques pancartes. C’est en fait le Parti de Gauche qui a eu la meilleure intervention avec de nombreuses affiches le long du parcours, des militants qui distribuaient un tract.

Camarades, cette nouvelle manifestation a redémontré deux choses très importantes :

  • Les travailleurs et les délégués combattifs veulent lutter contre les attaques antisociales mais il leur manque un plan d’action au niveau national et européen. Face à la directive proposée par l’UE, la CES devrait mettre en avant des revendications offensives qui pourraient unifier les travailleurs tel que ‘32h par semaine, sans perte de salaire et avec embauches compensatoires’ ! Car c’est uniquement comme ça que l’on améliorera nos conditions de travail et trouveront une solution efficace face au chômage galopant.
  • Les travailleurs ont aussi urgemment besoin d’un outil politique, d’un parti qui sera prêt à mener la bataille au sein des syndicats pour organiser la lutte autour de telles revendications!

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