Les revendications syndicales sont aussi politiques

Les revendications sur le pouvoir d’achat sont non seulement syndicales mais aussi politiques dans le sens où elles s’opposent à la logique néolibérale. Et il est bien difficile d’engager un combat avec une main attachée dans le dos… La lutte syndicale a besoin d’un prolongement politique qui mène ce même combat pour plus de pouvoir d’achat.

En ce moment, aucune formation politique traditionnelle ne remplit ce rôle. Elles ne considèrent que les intérêts des grandes entreprises et des actionnaires. Un véritable parti de défense des travailleurs irait chercher l’argent là où il est, dans les coffres des banques et des entreprises qui ont réalisé des profits record. A l’époque du Pacte des générations, nous avons pu sentir l’absence d’un tel parti : alors que nous étions 100.000 à manifester contre ce pacte, il ne s’est trouvé presque aucun parlementaire pour voter contre ce pacte et aucun pour soutenir effectivement les actions syndicales.

Ce vide politique laisse l’espace à toutes sortes de populistes qui prétendent avoir des solutions, mais ne font que poursuivre la politique néolibérale. C’est ainsi que des personnages comme Jean-Marie Dedecker ont pu émerger en Flandre. Même c’est aussi pour cela que des partis comme le PS ou ECOLO peuvent encore jouer un rôle de « moindre mal » malgré leur participation enthousiaste aux politiques de privatisation. Partout en Europe se développent de nouveaux partis de gauche et notre pays ne peut pas faire exception même si ce n’est pas évident d’arriver à la création d’un tel parti large.

Selon nous, la force la plus importante doit provenir de la base syndicale, celle qui mène les actions pour le pouvoir d’achat et l’emploi. Avec et autour de cette base, un parti qui reprenne les revendications syndicales est nécessaire : il nous faut un parti syndical.

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