LA MUSIQUE OUI! Mais à quel prix?

LE FESTIVAL DE ROCK Pukkelpop a vu ses prix augmenter de 35 euros en 3 ans. En 2002, un ticket de concert à Forest National se vendait entre 30 et 35 euros ; il n’est pas rare aujourd’hui de devoir débourser le double, voire le triple, pour assister à un concert du même acabit. Si les festivals d’été et les concerts sont l’occasion pour beaucoup de jeunes de se détendre au son de leurs musiques préférées, c’est aussi l’occasion pour une poignée de « mastodontes » de réaliser de plantureux bénéfices…

Cédric Gérôme

« C’est Mozart qu’on assassine… »

Alors que les festivals de musique n’ont jamais été aussi chers, ceux-ci perdent de plus en plus de leur qualité musicale pour devenir de vulgaires lieux de consommation et de propagande publicitaire. Utilisation subtile de bénévoles, obligation de consommer les boissons vendues à un coût exorbitant dans l’enceinte du festival…

Aux yeux des quelques grosses firmes qui contrôlent l’organisation des festivals et des concerts en salle, tous les moyens sont bons pour accroître leurs profits. Ainsi, Clear Channel, la puissante multinationale américaine qui a racheté la quasi-intégralité des promoteurs de concerts et de festivals en Belgique (Werchter, I love techno, Pukkelpop…), s’occupant également du business juteux de « Star Academy », et dont le bénéfice annuel avoisine les 8 milliards d’euros, fut un des promoteurs principal de la campagne guerrière de Bush. En échange de 200.000 $ versés au parti républicain et d’une campagne de propagande en faveur de la guerre, celle-ci s’est encore vu augmenter ses parts de marché par la Commission Fédérale des Communications, dont le président n’est autre que Michael Powell…le fils de Colin Powell.

Parallèlement, l’industrie du disque est le théâtre de nombreuses « restructurations »: après avoir lancé la distribution de musique sur internet, les gros monopoles du multimédia se plaignent maintenant de la chute de la vente de disques et se débarrasse ainsi des artistes insuffisamment rentables. BMG, filiale du géant allemand Bertelsmann, compte licencier 60% de son personnel. Tous les artistes qui ont vendu moins de 25.000 disques cette année sont gentiment « remerciés ». En outre, BMG s’apprête à fusionner avec Sony, qui a annoncé récemment la suppression de 20.000 emplois d’ici 2006. Cette opération leur permettra de renforcer leur position dominante sur le marché et de faire exploser les prix. Si les jeunes et les travailleurs, artistes en tête, sont les premières victimes de cette logique, les big boss de l’industrie musicale s’en portent donc pour le mieux.

ORGANISONS LA RÉSISTANCE !

Tout comme l’enseignement et les services publics, le secteur musical est la cible de l’offensive patronale. Les festivals d’été doivent rester des lieux de divertissements, et non des créneaux supplémentaires pour les profits de la bourgeoisie. Nous ne pouvons accepter que le capitalisme commercialise nos loisirs, car c’est nous, jeunes, travailleurs, qui en payons la note. Rejoignez nos rangs pour combattre ce système et construire avec nous un avenir enir meilleur meilleur, une société socialiste

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