Le personnel administratif local et régional flamand exige un « poisson gras » pour le personnel…

Le personnel administratif local et régional flamand exige un « poisson gras » pour le personnel…

Le mécontentement parmi le personnel des administrations locales et régionales (LRB) est grand. Hier, ils étaient presque 13.000 à Anvers. Les syndicats ont parlé au podium de 10.000 manifestants, mais il est clair qu’il y en avait plus. Cette bonne participation illustre un mécontentement profond et que quelque chose doit absolument être fait pour notre pouvoir d’achat. Les grandes délégations vertes ont parlé de la nécessité de donner un “ poisson gras” au personnel.

Un militant du MAS/LSP-Anvers

Le personnel, entre autres communal et des CPAS, est fatigué d’entendre qu’aucun moyen n’existe pour leur pouvoir d’achat. Les critiques contre le gouvernement étaient dures et les militants ACV-CSC (une bonne majorité de la manifestation) ne sont pas entraînés dans la logique du CD&V et du Cartel Flamand. L’utilisation du terme du «poisson gras pour le personnel» est en fait une réponse à l’utilisation de cette expression sur le plan communautaire. Ces manifestants n’étaient pas touchés par le communautaire, mais par leurs salaires et leurs conditions de travail.

Une des banderoles de l’ACV-CSC avait comme slogan: “If you pay us peanuts, we’ll work as monkeys ” (si vous nous payez des cacahouètes, nous travaillerons comme des singes). C’était une attaque frontale contre Etienne Schouppe, l’ancien patron de la SNCB et actuel secrétaire d’Etat pour le CD&V, qui avait déclaré au sujet des salaires scandaleux des topmanagers que, pour lui, ces patrons étaient bien rémunérés et que si l’on donne des cacahouète, on obtient des singes. Le personnel du LRB ne veut plus être considéré comme des singes.

L’action du personnel du LRB a été une grande réussite et, avec une journée de grève et une manifestation de presque 13.000 personnes, cela constitue un signal vigoureux. Cela a clairement été dit par les pompiers anversois qui réclament plus de moyens et se sont dirigés vers l’hôtel de ville pour pousser leurs revendications.

Ces derniers mois, différentes actions se sont déroulées pour plus de pouvoir d’achat par plus de salaire. Après les grèves spontanées du début de cette année, les fonctionnaires flamands ont, entres autres, suivis. Ces derniers ont obtenus une augmentation de salaire de minimum 2%.

Les employés du ramassage des déchets à Gand ont aussi enregistré une victoire importante la semaine dernière. Après quelques semaines de grèves et de grèves du zèle, ils ont arraché une augmentation de salaire de 2,5%, leur 13e mois complet en deux ans et aussi une augmentation des compensations d’équipe, avec encore la promesse que si le personnel communal obtient une augmentation de 3,5%, ils obtiendront encore une augmentation de 1%.

La conclusion est claire : gentiment, on peut toujours demander, mais militer est l’unique manière d’arracher quelque chose. Après la semaine d’action réussie pour le pouvoir d’achat du 9 au 12 juin, il est certain que la tendance est à passer à l’action. L’appel pour une journée d’action générale en septembre liée à une journée de grève a pu compter à Anvers sur un grand soutien et un bel enthousiasme. La campagne pour cette journée d’action est maintenant mise en marche et si cela se combine avec des moments de campagne publics vers la population large, alors cette journée d’action en septembre pourrait devenir historique. Historique en ce qui concerne la taille et la combativité.

Mais pour un véritable résultat, nous devons toutefois aussi discuter sur une réponse politique pour le mouvement. Sur qui pouvons nous compter ? Les sociaux-chrétien du CDH et du CD&V ou les sociaux-démocrates du PS et du Spa ne défendent pas les intérêts des travailleurs. Aucun parti ne défend les revendications du personnel. Nous pensons qu’il est nécessaire que la FTGB et la CSC brisent leurs liens avec leurs partenaires privilégiés et lancent un parti basé sur le mouvement ouvrier. La combativité et la participation à la manifestation d’hier sont une victoire et cela peut être une source d’inspiration pour d’autres secteurs.



Le MAS propose de considérer les revendications suivantes :

  • Plus de pouvoir d’achat par plus de salaire et des allocations liées au bien-être, pour que nous ne payons pas nous-mêmes nos augmentations comme avec des réductions de taxes : 1€ de plus par heure
  • Un index qui reflète réellement le coût de la vie, pas d’accords all-in
  • Abolition de la norme salariale, des accords interprofessionnels comme dans le passé, avec un seuil salarial et non un plafond (un minimum qui revient à tous, pour que les secteurs faibles puissent en bénéficier également)
  • Pour les collègues qui tombent hors de l’AIP: casser tout les accords salariaux de plus de 2 ans, tel que l’accord 2005-2010 dans le non-marchand
  • Une suppression de la TVA sur les produits de première nécessité
  • Un plan massif de construction de logements sociaux publics

Pour financer cela :

  • Une forte répression de la grande fraude fiscale
  • Un impôt sur les grandes fortunes

Ces dernières mois, nous avons pu constater à quel point il est désastreux de laisser des secteurs-clés tels que l’énergie et les banques à l’avidité du secteur privé. Quand des grandes banques se trouvent en difficulté, l’Etat peut alors soudainement intervenir. Pour nous, le contrôle de tels secteurs revient à la collectivité. Nous plaidons donc pour leur nationalisation sous le contrôle démocratique du mouvement ouvrier et de toute la collectivité.

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