Vers une journée nationale d’action avec un appel à la grève en septembre?

Après une semaine d’action pour plus de pouvoir d’achat réussie en juin, la FGTB Liège-Huy-Waremme a réclamé une nouvelle initiative avant l’été. A Liège, la manifestation du lundi 9 juin avait réuni 25.000 personnes, beaucoup plus que ce qui avait été initialement attendu par la direction syndicale. Maintenant, la centrale des employés, techniciens et cadres de la FGTB, le SETCA, lance un appel pour une journée nationale d’action en septembre.

Pour donner un certain poids à cette idée, le 30 juin, dernière journée avant les vacances d’été, une action aura lieu devant les bâtiments de la fédération belge du pétrole. Une telle action, même symbolique, illustre que le mouvement pour plus de pouvoir d’achat n’est pas terminé. Organiser une journée d’action avec un mot d’ordre de grève est trop difficile pour le 30 juin, mais le fait qu’il y ait une action indique que la pression à la base est grande.

Immédiatement après l’été suivra une action à plus grande échelle. Durant la semaine pour le pouvoir d’achat, certains responsables de la FGTB avaient mis en avant la possibilité d’une journée d’action pour la mi-octobre, à la reprise de l’année politique. Les responsables du SETCA parlent maintenant d’une journée d’action «dans la deuxième semaine de septembre». Le président du SETCA Erwin De Deyn et la vice-présidente Myriam Delmée ont affirmé : «Ce sera probablement une grève de 24h, soutenue par une manifestation nationale.»

Nous sommes partisans d’une journée d’action avec un appel à la grève. Lancé avant les vacances, un pareil appel peut être mis à profit durant le reste de l’été pour mener campagne au travail. Cela donnerait du temps pour préparer l’action à fond et aussi pour mobiliser en dehors des délegations syndicales. En menant également campagne à des supermarchés et des stations services, soutien plus large pour la journée de grève pourrait être construit.



Le MAS propose de considérer les revendications suivantes :

  • Plus de pouvoir d’achat par plus de salaire et des allocations liées au bien-être, pour que nous ne payons pas nous-mêmes nos augmentations comme avec des réductions de taxes : 1€ de plus par heure
  • Un index qui reflète réellement le coût de la vie, pas d’accords all-in
  • Abolition de la norme salariale, des accords interprofessionnels comme dans le passé, avec un seuil salarial et non un plafond (un minimum qui revient à tous, pour que les secteurs faibles puissent en bénéficier également)
  • Pour les collègues qui tombent hors de l’AIP: casser tout les accords salariaux de plus de 2 ans, tel que l’accord 2005-2010 dans le non-marchand
  • Une suppression de la TVA sur les produits de première nécessité
  • Un plan massif de construction de logements sociaux publics

Pour financer cela :

  • Une forte répression de la grande fraude fiscale
  • Un impôt sur les grandes fortunes

Ces dernières mois, nous avons pu constater à quel point il est désastreux de laisser des secteurs-clés tels que l’énergie et les banques à l’avidité du secteur privé. Quand des grandes banques se trouvent en difficulté, l’Etat peut alors soudainement intervenir. Pour nous, le contrôle de tels secteurs revient à la collectivité. Nous plaidons donc pour leur nationalisation sous le contrôle démocratique du mouvement ouvrier et de toute la collectivité.

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