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Aix-La-Chapelle. Mobilisation anti-PEGIDA

<![CDATA[AntiPegida_02Ce dimanche 13 décembre, quelques membres des Etudiants de Gauche Actifs et du PSL se sont rendus à Aix-La-Chapelle pour y soutenir une mobilisation antifasciste contre le mouvement xénophobe et réactionnaire PEGIDA, qui voulait tenir sa première mobilisation dans cette ville allemande frontalière de la Belgique.

PEGIDA visait à rassembler 300 personnes, mais moins de la moitié fut au rendez-vous malgré l’aide apportée par PEGIDA-Vlaanderen/Flandre. A leurs slogans racistes se sont opposés les voix de plus de 500 activistes antifascistes essentiellement venus sur base de deux rassemblements, l’un à la gare centrale, l’autre à la gare de l’ouest.

Plusieurs appels à la tenue de rassemblements anti-PEGIDA en divers endroits du centre-ville avaient été lancés afin d’empêcher le mouvement raciste de s’y réunir. Ce n’est que l’avant-veille de la mobilisation qu’il a été connu que PEGIDA se réunirait en bordure de la ville, au stade Tivoli.

L’une des initiatives à la base du rassemblement antifasciste est l’Antirassistische Offensive Aachen (Offensive Antiraciste Aix-La-Chapelle) qui regroupe une vingtaine d’organisations parmi lesquelles des jeunesses syndicales ou encore SOLID (branche jeune du parti de gauche Die Linke) et le SAV (Sozialistische Alternative, organisation soeur allemande du PSL). Leur cortège, qui démarrait de la gare de l’ouest a pu compter sur 250 personnes, essentiellement des jeunes. Les prises de parole ont accentué la nécessité d’opposer une alternative sociale au discours de division de PEGIDA.

Marie, une camarade du SAV, nous explique : « Cela fait des années qu’une crise majeure du logement est en germe. Des logements à faible loyer ont été détruits pour faire place à des logements de luxe, les autorités ont cessé d’investir dans les logements sociaux et on a même vu des étudiants dormir dans des containers! Aujourd’hui, la droite et l’extrême droite affirment que c’est l’afflux de réfugiés qui est à la base de la crise du logement, mais c’est totalement faux! Ils pointent du doigt des boucs émissaires et veulent protéger les promoteurs immobiliers! Pour arracher les racines du développement de PEGIDA, il faut riposter contre le manque de logements et d’emplois, protéger notre sécurité sociale, défendre un enseignement public de qualité et gratuit,… en bref : lutter contre le capitalisme. »

Le rassemblement s’est terminé par une action de solidarité devant le commissariat de police où avait été emmenés plusieurs manifestants. L’attitude de la police durant l’évènement fut faite de complaisance à l’égard des manifestants de PEGIDA et de répression à l’égard des activistes antifascistes. Marie nous explique encore : « c’est tout à fait typique. Il y a eu en 2015 plus de 800 actes de violence raciste juridiquement considérés comme tels (ce qui signifie que la réalité est bien plus élevée que ce nombre) en Allemagne. Dans ces cas-là, la police met toujours un temps dingue à réagir. Ici, ils accompagnent des racistes à travers la foule des manifestants antiracistes, c’est une provocation et une aide claire au rassemblement PEGIDA. »

Au discours de division et de haine de PEGIDA, nous opposons la solidarité et la lutte commune contre l’austérité et pour un meilleur avenir pour tous. Le prochain rendez-vous anti-PEGIDA sera ce samedi 9 janvier à Anvers, à 14h, à De Coninckplein.

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