8 mars : Ce n’est pas au corps des femmes de payer le coût de l’enseignement !

Au fur et à mesure de l’avancée de la politique néolibérale actuelle et de ses outils médiatiques, la situation des étudiantes se détériore à grande échelle. Certaines d’entre elles se voient obligées de trouver des solutions extrêmes pour financer leurs études, au-delà des pressions morales exercées sur elles.

Elodie, EGA-Liège

Dans l’enseignement en France, alors que les dépenses obligatoires ont augmenté de 23%, les bourses universitaires n’ont augmenté que de 10%. Droits d’inscription, livres, transports et logements, instruments basiques de l’accession à l’enseignement, deviennent inaccessibles à une grande partie des étudiants. Cette situation voit en effet plus de 100 000 étudiants vivre sous le seuil de pauvreté. (Il est toutefois intéressant de constater que tous ces chiffres ressortent d’études françaises. Il est assez éloquent qu’aucun chiffre ne soit disponible pour la Belgique !)

Il n’est donc pas étonnant de retrouver ce chiffre très éloquent que celui d’une enquête de l’OVE (l’Observatoire de la Vie Etudiante) qui rapporte que, en France, 40 000 étudiant(e)s se voient obligés de recourir à la prostitution pour le financement de leurs études.

Les étudiantes sont les plus vulnérables. L’industrie du sexe, la plus pécuniairement attrayante, leur ouvre grand les portes sous toutes ses formes. Trop d’étudiantes en sont réduit à transformer en la vente de leur corps dans des bars à hôtesses, des agences d’Escort-girl, par annonces sur internet, en posant pour des photos pornographiques ou des webcam, en faisant le ménage en sous-vêtements, ou simplement en faisant le trottoir des grandes villes.

Cette flambée des prix dans le domaine étudiant n’est pas le seul problème que nous rencontrons. L’oppression de la femme n’épargne pas les étudiantes.

Victimes de la médiatisation à outrance basée sur l’utilisation du corps des femmes en tant qu’objet, elles se sentent ancrées dans un système de concurrence et se sentent obligées de répondre à certaines normes intégrées dans le système de représentation que la société capitaliste impose et entretient tous les jours à travers différentes méthodes.

Elles sont confrontées à une pression morale incessante qui mène à l’achat, entre autres, de cosmétiques fort couteux, et à une obsession d’une « plastique » imposée par le système. Pas étonnant dès lors, que certains problèmes de santé (dont des problèmes alimentaires) pèsent chaque jour sur elles. La femme se voit donc intégrée dans la société par son physique. Trop souvent, les modèles imposés de réussite féminine jouent sur ce niveau !

Tout cela répond à la logique du système capitaliste et de la politique néolibérale actuelle. La femme ne pourra retrouver son effective dignité que dans l’anéantissement de ce système concurrentiel inégal et déterminé par les grands de ce monde. Une société socialiste doit être la réponse !

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