William Caers, candidat CGSP à la STIB

William Caers, candidat CGSP à la STIB

Nous avons interrogé William Caers, conducteur de bus au dépôt Delta, et candidat au CPPT sur la liste CGSP à la STIB pour les prochaines élections sociales.

Comment se présentent les élections sociales à la STIB et qu’est-ce qui motive ta candidature?

William Caers: "Ces élections sociales vont se dérouler quelques mois après une grève de 24 heures. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres il y a quelques mois était une pr ime accordée uniquement au personnel du métro et dont le montant augmentait très fort pour les haut placés dans la hiérarchie.

"Mais le mécontentement est plus profond que cette affaire de pr ime. Le personnel doit subir quotidiennement une dégradation continue des conditions de travail: les horaires sont de plus en plus serrés, les conducteurs n’ont plus le temps de souffler, la direction veut nous imposer encore plus de flexibilité. De plus, la scission de la STIB en trois entités (métro, tram, bus) laisse présager une éventuelle privatisation, ou du moins une entrée du secteur privé dans cer taines entités. Les délégués qui sont sur le terrain ressentent fortement ce mécontentement. En étant candidat aux élections sociales, j’entends un peu Interview d’un candidat aux élections sociales être un des porte-parole de la protestation sourde qui vient de la base."

Sur le plan syndical, comment se présent présente la situation à la STIB?

William Caers: "Tout dépend d’un dépôt à l’autre: le rapport de forces entre CGSP et CSC , le comportement des délégués, etc. La STIB est une entreprise de plusieurs milliers de travailleurs, avec un seul Conseil d’Entreprise et un seul CPPT, mais la réalité que vivent quotidiennement les travailleurs s’organise autour du dépôt ou de l’atelier (pour les services techniques). Il n’est, par exemple, pas évident pour le délégué d’un dépôt d’être connu par les travailleurs d’un autre dépôt. Je me considère cependant comme candidat pour tous les travailleurs de la STIB et pas seulement pour ceux de Delta. Je défends l’idée d’un syndicalisme qui soit à la fois revendicatif et démocratique. Mais le combat syndical ne se limite pas aux élections sociales. Après les élections il faudra s’y mettre pour forger l’unité de tous les travailleurs afin de stopper le rouleau compresseur que la direction a mis en route pour mieux nous exploiter."

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