Le personnel et les moyens manquent, la SNCB déraille

Article basé sur le blog « Libre Parcours », pour et par des cheminots combatifs

En décembre, les machinistes du Syndicat Indépendant des Cheminots (SIC) ont fait grève. Une petite partie des conducteurs a également participé aux actions. La colère est si grande chez les machinistes que des membres et même des délégués d’autres syndicats ont rejoint les actions, sans indemnisation de grève !

Le report de l’embauche de personnel pour la période 2003-2005 a conduit à une pénurie de personnel. De plus, beaucoup de conducteurs sont partis en retraite. Résultat : la direction veut faire rouler le même nombre de trains mais avec moins de personnel. La vie sociale du personnel est sapée par la masse de congés et de récupérations en retard. L’annonce tardive des horaires pour la Noël et le Nouvel An a ainsi été l’un des points centraux du succès de la grève du SIC.

Les nouveaux horaires de service sont à chaque fois utilisés pour faire rouler plus de trains avec moins de personnel, le moindre retard créant un effet de boule de neige. Les grèves du SIC

Même si on peut critiquer l’attitude corporatiste de la direction du SIC et le type d’actions qu’elle mène (les « grèves du samedi » pendant deux manifestations nationales – dont une sur le pouvoir d’achat – et à l’approche des fêtes de fin d’année), le SIC demeure le seul syndicat qui fasse écho au mécontentement de la base du personnel ferroviaire.

Les directions de la CGSP et de la CSC Transcom ont refusé depuis des années de dresser un plan d’action pour revendiquer plus de moyens et de personnel et pour s’opposer aux mesures d’austérité et de libéralisation. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup de membres du personnel et de militants de la CGSP et de la CSC aient soutenu l’appel du SIC.

Nous pensons que la meilleure manière de mettre en évidence les intérêts des voyageurs et du personnel est l’organisation d’actions de masse en front commun syndical (c.à.d. TOUS les syndicats). Mais des actions généralisées ne doivent pas être tellement générales que le concret s’envole. Le personnel doit être impliqué plus activement dans l’élaboration de la grève afin de la renforcer. Il est aussi préférable que ces actions soient accompagnées de campagnes de solidarité orientées vers les voyageurs, avec par exemple une pétition exigeant plus de moyens, notamment contre les retards des trains.

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