Jo Coulier, candidat CGSP

Jo Coulier, candidat CGSP à la VUB

C’est la troisième fois que Jo Coulier, délégué principal à la VUB (université flamande à Bruxelles), est candidat aux élections sociales. Nous lui avons demandé son point de vue sur la situation sociale à la VUB.

Jo: «Près de 2.800 personnes travaillent sur le campus de la VUB: personnel enseignant, technique et administratif. Tout commence avec un bon travail syndical envers les différentes catégories du personnel, ce qui n’est pas toujours simple. Pour rester en contact avec chacun, notre délégation syndicale édite une feuille d’informa-tion qui paraît 4 à 5 fois par an.

"Au cours de ces dernières années, la direction de l’université a lancé plusieurs offensives contre le statut du personnel et les conditions de travail. Un exemple: le personnel d’entretien est remplacé par des travailleurs engagés par des firmes de sous-traitance. Plusieurs membres du personnel sont «en attente d’être recrutés» et se retrouvent dans une situation précaire.

"Nous avons été en mesure de marquer des point car nous sommes bien organisés. Plus de 300 contractuels ont été assimilés au personnel statutaire. Il est important que les travailleurs votent pour un programme qui parte des intérêts collectifs de l’ensemble du personnel. Nous tenons à ce que l’enseignement soit financé par le secteur public et non par des firmes privées. Il faut aussi de bonnes conditions d’études pour les étudiants. L’université ne peut devenir une entreprise privée".

Quels sont les défis pour après les élections sociales?

– Jo: "On attend les conséquences concrètes de l’accord de Bologne. On entend parler de «plus de mobilité pour le personnel», et donc nous devons voir ce que cela signifiera pour les conditions de travail. Au conseil d’administration trop de gens ont l’idée de mener plus loin la politique d’austérité et de réduire le volume de l’emploi. Nous devons donc constituer une délégation syndicale plus puissante.

"Nous n’avons pas toujours le soutien de la direction syndicale nationale et cela s’est produit à plusieurs reprises. Récemment, nous n’avons pas eu la possibilité de changer quoi que ce soit au cahier de revendications. concernant la convention collective qui a été élaborée par le sommet syndical. Que signifie encore la démocratie syndicale?

"Notre délégations est aussi confrontée à des questions comme: qui va payer un enseignement de bonne qualité? S’il faut choisir entre d’une part augmenter les frais d’inscription et démanteler les acquis du personnel et d’autre part faire en sor te que les pouvoirs publics garantissent un enseignement de qualité. En tant que délégation syndicale notre choix est fait."

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