Ecologie: Pourquoi une réponse socialiste?

Le problème environnemental est, à l’heure actuelle, préoccupant pour chacun. Et à juste titre. De nombreuses solutions nous sont présentées, mais sont-elles vraiment efficaces et adaptées à la situation?

Floriane Meurant

Au menu des solutions en vogue: les biocarburants, les panneaux solaires, les voitures électriques, les accords de Kyoto, etc. Nous n’avons que l’embarras du choix. Mais ces alternatives sont-elles vraiment efficaces? Prenons les biocarburants. On nous assure que l’on pourra bientôt rouler « vert », cependant, la culture des plantes destinées à fournir des biocarburant nécessite qu’on grignote de nouvelles forêts. Au Brésil, par exemple, il faut créer de nouvelles terres arables en rognant sur la forêt amazonienne. La déforestation est responsable de 14 % des gaz à effet de serre. Ainsi, indirectement, les biocarburants renforcent la pollution au lieu de la combattre.

On assiste en guise de solution à une véritable campagne de culpabilisation basée sur l’idée « C’est à tout le monde de faire des efforts ». Cela conduit à nous faire payer le coût de la crise écologique alors que notre pouvoir d’achat ne cesse de diminuer. De plus, ce slogan ne modifie pas l’orientation de la production alors que c’est justement la racine du problème. Par exemple, 47% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) proviennent directement des entreprises tandis que ce qui vient des ménages est “négligeable”.

Le Protocole de Kyoto, de 1998, en est un autre exemple. Les pays signataires se sont engagés à diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % d’ici 2012 par rapport à 1990, ce qui n’est que de la poudre aux yeux. En effet, les Etats-Unis, premier émetteur de gaz à effet de serre, n’ont pas ratifié le Protocole. En réduisant les émissions de 70 %, 100 ans seraient nécessaires pour résorber les effets des GES ! A quoi riment ces ridicules 5,2 %?

Les problèmes environnementaux s’aggravent de plus en plus. Il est temps d’arrêter de jouer aux hypocrites et de mettre en place de vraies solutions efficaces. Il ne faut pas prendre des chemins détournés qui ne mènent à rien mais plutôt s’en prendre à la racine du problème, qui est le contrôle de la production par les capitalistes.

C’est pourquoi le MAS/LSP revendique :

  • La diminution drastique des gaz à effet de serre ! Stop au commerce des droits d’émission !
  • La (re)nationalisation du secteur de l’énergie sous le contrôle des travailleurs sans rachat ni indemnité !
  • Le développement massif de transports en commun gratuits et de qualité partout !
  • La construction massive de logements sociaux de qualité, à prix abordables, et respectueux de l’environnement !
  • La fin de la mainmise des entreprises sur la recherche scientifique et le développement d’une recherche scientifique publique, indépendante des actionnaires et du privé !

Mais toutes ces revendications (et les nombreuses autres qui en découlent) se heurtent évidemment à la logique de profit des entreprises et ne seront jamais appliquées dans une société capitaliste. C’est pour ça qu’il est impératif qu’une société vraiment socialiste se mette en place au niveau international. Détruisons le capitalisme avant qu’il ne détruise la planète !

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