Mobilisation contre le changement climatique en Australie

Le dimanche 11 novembre, pas moins de 150.000 personnes ont participé à des actions dans une cinquantaine de villes aus-traliennes autour de la revendication d’une diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30% d’ici 2020.

L’Australie, qui est le deuxième plus grand émetteur de GES par habitant au monde, avait refusé de signer le Protocole de Kyoto, pourtant largement insuffisant. Dans ce domaine comme dans ceux de la guerre, des attaques sociales ou encore des diminutions de charges pour les entreprises, le gouvernement libéral australien a suivi servilement les positions de l’administration américaine.

Cette large mobilisation contre les changements climatiques s’est déroulée dans le cadre de la campagne électorale qui a abouti, ce 24 novembre, à la victoire des travaillistes après plus de 10 années où les libéraux ont été au pouvoir.

Ainsi, les revendications environnementales ont pu se joindre au mécontentement général contre la politique de l’ancien premier ministre John Howard et profiter de la contestation croissante contre les mesures d’austérité.

Cette jonction favorisée par l’arrivée des élections doit se poursuivre et être un exemple. Néanmoins, il ne faut pas se faire d’illusion, tant au sujet de l’environnement que des conditions de travail et de vie des Australiens, les travaillistes ne remettent pas en cause la recherche effrénée de profit des entreprises.

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