Détruire le capitalisme… avant qu’il ne détruise la planète !

Programme de Résistance Internationale

1. Concilier environnement et capitalisme ? Mission impossible !

Ces 30 dernières années, la température terrestre a grimpé pour atteindre le niveau le plus haut en près de 12.000 ans. Selon l’ONU et le rapport Stern – du nom d’un ancien économiste en chef de la Banque Mondiale – il pourrait y avoir 50 millions de « réfugiés environnementaux » en 2010 et 200 millions en 2050 à cause de la montée des eaux, de la désertification croissante, etc. Pendant cette période, des catastrophes naturelles comme celle provoquée par l’ouragan Katrina (qui avait fait 1.500 victimes et causé 120 milliards de dégâts) vont augmenter.

Pourtant, les mesures prises sont plus qu’insuffisantes. Ainsi, le protocole de Kyoto ne représente-t-il que 3% des efforts à réaliser pour stopper le réchauffement climatique… et il n’est même pas respecté ! Ceux qui dirigent la société – les patrons et leurs gouvernements – ne font rien pour dégager une véritable solution. Leur priorité est et reste la course aux profits, et ce aux mépris de nos vies. Dans ce cadre, ils ne font que déplacer le problème, comme quand ils considèrent que le nucléaire est une bonne alternative aux énergies fossiles. Pourtant, 7.000 tonnes de déchets nucléaires sont déjà produites chaque année sans que l’on sache comment les générations futures vont s’y prendre pour gérer ces stocks de poubelles radioactives.

Il faut mobiliser l’ensemble des forces productives de la société vers le développement d’énergies propres, ce qui n’est pas en contradiction avec un accès garanti au confort énergétique pour tous. En ce sens, nous nous distinguons de nombreux écologistes « officiels » sur la question de qui est responsable de la crise écologique actuelle.

Généralement, les écologistes se limitent à critiquer une ou plusieurs caractéristiques du système d’exploitation capitaliste et ne vont pas plus loin dans la réflexion sur les causes de ces symptômes. A la différence de groupes comme Greenpeace – qui produisent par ailleurs des analyses et dénonciations qui peuvent être excellentes – nous ne pensons pas qu’il existe une solution satisfaisante au sein du système actuel. Aucune solution conséquente n’est viable sans renverser le capitalisme.

La plupart des militants écolos parlent de changer les mentalités et les habitudes. C’est effectivement quelque chose à faire, mais c’est, selon nous, utopique d’espérer y arriver à une échelle de masse dans le cadre du capitalisme. Beaucoup des « habitudes » à changer sont en fait des nécessités aujourd’hui : faute de moyens, comment changer sa voiture pour une autre non polluante? Et comment se passer d’une voiture dans certaines situations alors que les transports en commun sont sans cesse plus chers, que les petites gares ferment, que les zonings sont mal desservis,…?

Face à cela, nous sommes pour une politique de stimulation de solutions collectives (développer les transports en commun par exemple) et pour l’abolition des taxes soi-disant « écologiques » qui touchent les ménages (les taxes sur les voitures, dans le même exemple).

D’autre part, tant que la presse traditionnelle – et les autres moyens de diffusion des idées – reste aux mains de grands actionnaires industriels et financiers qui préfèrent continuer à polluer la planète plutôt que d’accepter de voir baisser leurs profits, changer les mentalités sur une grande échelle nous paraît impossible.

Pour changer les mentalités, il faut changer la société. Cela ne peut se faire qu’en mobilisant les travailleurs – ceux qui produisent, mais n’ont rien à décider – ainsi que leurs familles contre le système qui les exploite jour après jour. Dans ce travail de mobilisation et d’action, il est crucial de faire se rencontrer revendications environnementales et sociales. Mais une politique de lobbying envers l’élite est inefficace : la lutte des travailleurs et des jeunes est notre arme la plus puissante !

2. Quel programme ?

La science appartient à tous, notre planète aussi !

  1. Diminution drastique des gaz à effet de serre ! Stop au commerce des droits d’émission !
  2. Pour la (re)nationalisation du secteur de l’énergie sous le contrôle des travailleurs sans rachat ni indemnités pour les gros actionnaires !
  3. Pour un développement massif de transports en commun gratuits et de qualité partout !
  4. Pour la construction massive de logements sociaux de qualité, à prix abordables, et respectueux de l’environnement !
  5. La recherche scientifique en dehors des mains des entreprises ! Pour le développement d’une recherche scientifique publique, indépendante des actionnaires et du privé !

Environnement et capitalisme : lutter pour l’un, c’est détruire l’autre !

  1. Pour une politique de stimulation de solutions collectives, abolition des taxes soi-disant « écologiques » qui touchent les ménages !
  2. Pour une planification de la production et de la distribution en fonction des besoins des gens – dont le respect de leur milieu – et non en fonction du profit !
  3. Pour la gestion et le contrôle démocratique de la production et de la distribution par les travailleurs eux-mêmes : les patrons ont besoin des travailleurs, les travailleurs n’ont pas besoin de patrons !
  4. Pour la solidarité internationale : la défense de la planète ne peut que s’effectuer sur toute sa surface !
  5. Pour une société socialiste démocratique basée sur les besoins et l’épanouissement de chacun dans un environnement sain !
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