Le CAP doit continuer à avancer !

20 octobre : Assemblée nationale du CAP

Le 20 octobre se tiendra la prochaine conférence nationale du Comité pour une Autre Politique. La conférence nationale a deux objectifs. Doter le CAP d’une structure efficace et transparente avec l’élection d’une direction nationale. Et mener la discussion sur la poursuite de la construction du CAP.

Bart Vandersteene

Le résultat électoral du 10 juin n’a pour le moins pas été un franc succès pour le CAP. Mais, malgré le maigre résultat en voix, cette campagne a permis de construire une confiance mutuelle entre les membres qui est maintenant visible dans les discus- sions qui se déroulent au sein du CAP. La campagne électorale était nécessaire pour rassembler ces gens qui veulent construire un nouveau mouvement politique dans les années à venir. Certains – surtout ceux qui étaient restés au balcon – s’en sont détournés. C’est surtout parce qu’ils ne perçoivent pas le potentiel dont dispose le CAP pour donner une voix politique à tous ceux qui ne se sentent plus représentés par les partis traditionnels.

Un nouveau parti des travailleurs qui surgira de la lutte

Le Pacte des Générations a été un moment charnière dans le mouvement ouvrier. Il a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour de nombreux militants syndicaux. Et la sanction électorale subie par le SP.a et le PS en a été une expression partielle. Ce n’est donc pas un hasard si l’initiative de lancer le CAP a été prise dans la foulée du Pacte des Générations. Le CAP a pu s’imposer de plus en plus sur la carte politique sur base d’interventions dans des mouvements de lutte comme à Volkswagen et à Opel. Une participation aux élections en était la suite logique. Hélas, en l’absence de Jef Sleeckx sur les listes, le CAP a vu se fermer nombre de portes et de possibilités.

Le CAP existe aujourd’hui sur la carte politique. Nombreux sont ceux qui observent comment le CAP va franchir la prochaine étape, comment il va se profiler dans le nouveau contexte politique comme un instrument pour construire un contre-pouvoir sur le terrain politique. Ce sera la discussion centrale le 20 octobre. Avec quelles campagnes, avec quelle approche, avec l’oeil sur quel public-cible, le CAP va-t-il s’impliquer dans la lutte politique et sociale. La campagne que nous avons menée contre la fermeture de 16 GB donne déjà un avant-goût de la direction que le CAP veut prendre. Nous voulons interpeller l’homme et la femme de la rue sur des thèmes de la vie quotidienne. Sur cette base, nous voulons engager la discussion politique avec les gens et les inviter à construire avec nous une nouvelle force politique.

Le 20 octobre, les membres du MAS/LSP défendront l’idée que le CAP doit s’orienter en premier lieu vers les mouvements sociaux que nous allons connaître dans les mois qui viennent. Car de tels mouvements de lutte sont propices à la prise de conscience qu’une nouvelle organisation politique à la gauche du PS et d’Ecolo est nécessaire.

Construire le CAP à visage découvert

Le CAP devra être ouvert à la collaboration avec d’éventuelles initiatives qui naîtraient à l’extérieur de lui. Dans une période où rien n’indique que le PS va virer à gauche et où tout indique qu’Ecolo va accentuer son cours gestionnaire le rapprochant des partis traditionnels, où il est clair que les partis de droite au gouvernement et les patrons vont lancer attaques sur attaques, il y aura des luttes et des discussions qui pourront mener à de nouvelles initiatives dont l’objectif sera similaire à celui du CAP. Nous pensons que le CAP devra engager la discussion de façon ouverte avec tous ces groupes pour pouvoir en arriver à ce que veut le CAP, c’est-à-dire la création d’un nouveau parti des travailleurs, d’un parti pour tous ceux qui doivent vivre et faire vivre leur famille d’un salaire ou d’une allocation.

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