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Nous sommes les 35000 ! On rentre chez nous ! [Liège]

<![CDATA[Photo : Réseau Stop At.63§2.« Et pour ne pas se laisser faire, on va foutre leur système en l’air! »

Nous étions quelque 350 à défiler hier dans les rues de Liège, du CPAS place Saint Jacques aux locaux de l’ONEM, en passant par la Médiacité. la pluie n’a pas su refroidir les arderus des manifestants qui n’ont scandé des slogans tels que « c’est pas les sans-emplois, c’est pas les chômeurs, c’est l’austérité qu’il faut virer! » ou encore « qui sème la misère récolte la colère ».

Cette manifestation prenait place dans le cadre lancé par le Réseau Stop Art.63§2 qui lutte contre cette mesure adoptée par le gouvernement Di Rupo et durcie par celui de Michel qui réduit fortement les conditions d’accès aux allocations d’insertion. A Liège, Bruxelles, Namur, Verviers, Anvers,… des rassemblements et/ ou manifestations ont donc exigé d’une seule voix l’abrogation pure et simple de l’Article 63§2 et la réintégration des milliers de chômeurs ayant perdu leur droit aux allocations de chômage depuis ce 1er janvier 2015. Les actions prenaient donc place sous le titre « Nous sommes les 35.000! On rentre chez nous! ».

De nombreuses associations et partis étaient présents (Vie Féminine, Ginger, Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, Ecolo, PTB, PSL, EA,…) mais aussi la CSC et des militants des Travailleurs sans emploi (TSE) de la FGTB de Luxembourg. Une délégation d’une dizaine de représentants d’organisations a été reçue par le directeur de l’ONEM, qui s’est retranché derrière les missions de l’Onem et les seuls chiffres qu’il est sensé avoir à sa disposition (les chômeurs indemnisés c’est-à-dire ceux auxquels l’Onem verse une « indemnité », mais certainement pas les offres d’emplois). Un dialogue de sourds qui fut un beau cas d’école…

Si l’occasion précise de cet évènement était la lutte contre l’article 63§2, les manifestants étaient tout aussi remontés contre toute la politique d’austérité.

Une prochaine occasion de lutte nous est offerte ce 11 mars à Bruxelles avec le rassemblement du front commun syndical, premier pas d’un deuxième plan d’action contre le gouvernement Michel et contre la politique d’austérité après la réussite du premier. La question des exclusions de chômeurs fait partie intégrante de la lutte anti-austérité.

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