<![CDATA[stopArt25A côté des manifestations simultanées à Anvers, Liège, Namur, Charleroi, Verviers et La Louvière, le réseau « Stop Art. 63§2 » mobilisait également à Bruxelles ce mercredi après midi.

Par Nico M. (Bruxelles)

Quelque 150 personnes ont participé à cette action organisée à Bruxelles par « Stop article 63§2 » et les JOC, soutenus et rejoins par divers groupes comme « Acteurs des temps présents », Hart Boven Hard / Tout Autre Chose, etc. Le PSL a participé à cette action.

Le manque d’emploi est un problème majeur et structurel de notre société. Toutefois, ce sont systématiquement ses victimes que l’on accuse et sanctionne, comme c’est le cas en ce moment avec les exclusions des allocations dites d’insertion. Face à cela l’action se dirigeait vers les bureaux de l’ONEM afin de faire signer à l’institution une déclaration reconnaissant le manque d’emplois disponibles : en 2013, nous comptions 584.302 demandeurs d’emploi en Belgique (source FOREM) pour à peine 61.630 emplois vacants la même année (source SPF Économie) !

Pour l’administrateur qui a reçu la délégation, ce type de déclaration ne doit pas être dite, il s’agit d’une position beaucoup trop « politique ». Cette rencontre illustre une nouvelles fois l’hypocrisie des politiques menées. Pour les partis qui se succèdent au pouvoir, la question est d’assainir les dépenses sociales, pas de résoudre un problème structurel au sein du système capitaliste.

La marche bruxelloise a également fait halte devant les locaux du PS avec la ferme intention de rencontrer Di Rupo. Celui-ci avait pris soin de prévenir qu’il ne serait pas sur place ce mercredi, laissant Laurette Onkelinx rencontrer une délégation. Les militants voulaient également lui faire signer une déclaration concernant les mesures d’exclusion des chômeurs mises en place par le gouvernement Di Rupo. En effet de nouveau de manière hypocrite celui-ci avait déclaré, une fois rejeté dans l’opposition au fédéral : « C’est une mauvaise mesure que je regrette, j’ai le cœur qui saigne quand je pense à ces femmes et ces jeunes qui vont être exclus. »

Ont participé à cette action également des représentants des TSE de la FGTB et de la CSC. Un délégué CGSP également présent a pris la parole pour expliquer notamment qu’à Woluwe Saint Lambert, la commune veut licencier 8 travailleurs du CPAS afin d’assainir les finances communales. C’est une des trop nombreuses illustrations du fait que les attaques ne sont pas isolées.

La chasse aux chômeurs est un des bras de la politique d’austérité. De plus, précariser les demandeurs d’emplois accentue la concurrence sur l’ensemble du marché de l’emploi. Ce dont nous avons collectivement besoin aujourd’hui est une campagne massive pour fédérer et unifier tout ceux qui sont attaqués et qui doivent résister. Une campagne sur le modèle du plan d’action qui avait conduit à la grève générale du 15 décembre 2014. Nous avons besoin d’un deuxième plan d’action.

Ce 11 mars se tient à Bruxelles une concentration de militants en front commun syndical. C’est un premier pas vers l’élaboration d’un tel deuxième plan d’action. Pourquoi ne pas mobiliser pour une nouvelle manifestation nationale massive à la suite de cette concentration. Et cela avec déjà en tête pour chacun les dates pour de nouvelles grèves générales allant crescendo pour dégager toute la politique d’austérité, du fédéral aux régions et communes, là où le parti de Di Rupo est encore aux manettes ! Les chômeurs pourraient dans un tel plan s’investir pleinement pour défendre leurs propres revendications, comme celles de « Stop article 63§2 », aux côtés de l’ensemble des travailleurs et des jeunes.

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