Changements climatiques. La course au profit menace notre avenir !

Dans cette campagne électorale, tous les partis traditionnels ont découvert le thème de l’écologie. Ils sont devenus tous verts et tout vert. Les problèmes sont bien réels mais aucun parti traditionnel n’ose poser la vraie question : comment la production est-elle effectuée sous le capitalisme ?

Par G.L., 2e suppléante sur la liste néerlandophone du Sénat

Les problèmes sont sérieux

On sait déjà depuis longtemps que notre environnement fait face à de graves problèmes. Le réchauffement est causé par l’utilisation massive des combustibles fossiles, le déboisement et l’agriculture industrielle.

L’atmosphère s’échauffe, les océans s’acidifient et les régions polaires se rétrécissent. La biodiversité en est modifiée et les désastres naturels sont en pleine croissance. D’après les perspectives de l’ONU et le rapport-Stern, il y aura 50 millions de " réfugiés écologiques " en 2010.

Le protocole de Kyoto prévoyait une diminution de l’émission du CO2 sur le plan international. La réalité est fort différente. Non seulement les objectifs ne seront pas atteints, mais beaucoup de scientifiques trouvent que les normes ne sont pas assez strictes pour stopper les changements climatiques. On parle déjà de la nécessité d’un protocole post-Kyoto.

Certains espèrent que l’énergie nucléaire peut offrir une solution, mais il y a beaucoup de coûts énergétiques cachés en plus des problèmes de stockage des déchets nucléaires. Le nucléaire ne peut qu’être une solution aussi temporaire que dangereuse qui fait planer une terrible menace sur les générations futures.

Pourquoi n’existe-t-il pas encore d’alternatives? Ces 20 dernières années, l’UE a investi 5,8 milliards d’euros dans la recherche nucléaire et seulement 1,8 milliard dans la recherche pour les énergies renouvelables.

La politique écologique des partis traditionnels

Seul 1,5% de la consommation d’énergie en Belgique vient d’énergies renouvelables. Les investissements se font attendre. L’Institut pour la Thermodynamique du Centre spationautique allemand affirme qu’il est possible de changer complètement notre approvisionnement en l’orientant vers une combinaison de cogénération et de diverses sources d’énergie renouvelable. Cela pourrait faire diminuer l’émission des gaz à effets de serre de 30% pour 2020.

Mais la politique énergétique européenne est déterminée par les fédérations patronales. En Belgique, l’attention de la presse pour le film d’Al Gore n’a été utilisée que pour marquer des points dans la campagne électorale et pour instaurer une taxe sur les emballages. Ces “éco-taxes” ne sont utilisées que pour remplir les trous du budget gouvernemental.

Quelle autre politique écologique?

Le capitalisme cherche toujours une production au moindre coût, même si cela pèse lourd sur l’environnement. Seuls comptent les profits. Pour ces profits, on cultive et on produit à outrance, en épuisant la nature et en menaçant les futures générations.Aussi longtemps que primeront les profits, aucune avancée ne sera réalisable. Il faut mettre le secteur de l’énergie – tout comme les secteurs industriels clés – sous contrôle public pour pouvoir donner la priorité au développement et à la distribution de l’énergie renouvelable. Il faut bien entendu plus d’investissements publics dans une recherche scientifique indépendante des intérêts privés.

Il nous faut un plan énergétique intégré dans un plan général de nationalisation et de planification des secteurs clés de l’économie au niveau international. La logique du capitalisme mène à la destruction des acquis sociaux mais aussi de l’écologie. C’est une menace pour notre futur ! Aidez-nous à construire une alternative socialiste!


4-8 juillet: camp d’été

Le capitalisme contre l’environnement, pour une alternative socialiste ! Du 4 au 8 juillet, nous organisons un camp d’été en Flandres Occidentale. Les discussions porteront, entre autres, sur l’écologie et notre réponse socialiste aux changements climatiques et autres problèmes environnementaux.

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