Votez CAP!

Contre la politique d’austérité des 25 dernières années…

Pour la construction d’un nouveau parti des travailleurs…

Le 1er mai est le jour de l’année où des gens comme Elio Di Rupo, Laurette Onckelinx et Michel Daerden – mais aussi Frank Vandenbroucke, Johan Vande Lanotte et Freya Vandenbossche en Flandre – se rappellent qu’ils ont « quelque chose » à faire avec le mouvement ouvrier. Mais, dans quelques semaines, lorsqu’ils participeront aux négociations pour former le prochain gouvernement, ce souvenir sera de nouveau enfoui sous la poussière…

Anja Deschoemacker

Après le Pacte des Générations et la chasse aux chômeurs, les partis socialistes doivent redorer leur blason. Ce n’est pas si simple après avoir participé pendant 20 ans à des gouvernements de casse sociale ! En guise de poudre aux yeux, le PS utilise José Damilot, l’ancien dirigeant CGSP des cheminots, tandis que le SP.a met en avant Jan Vanderpoorten, délégué principal FGTB à VW. En ce qui concerne les promesses sociales, ils s’en tiennent à une (légère) augmentation des pensions (PS) ou à un congé parental plus long et à l’accueil gratuit dans les crèches pour les enfants des familles mono-parentales (SP.a).

Bien. Mais ce n’est pas en allongeant le congé parental qu’on le rendra beaucoup plus attractif (pour les hommes aussi) avec des allocations aussi basses. L’accueil gratuit des enfants n’est en réalité qu’une subvention aux secteurs à bas salaires, ceux dans lesquels des emplois ne sont pas occupés parce que les salaires sont trop bas, surtout si la travailleuse doit aussi payer la crèche. Et l’augmentation des pensions ? Les pensions ont fortement baissé en terme de pouvoir d’achat pendant les 20 dernières années. La grande majorité des pensionnés reçoivent moins de 1.000 euros par mois, chiffre vers lequel le PS veut faire augmenter les pensions (qui resteraient insuffisantes). Avant de dire qu’on ne peut pas tout obtenir dans une coalition ?

Beaucoup de gens vont de nouveau voter PS ou SP.a sur base de l’idée du “moindre mal”. Et en entendant le CD&V parler de mettre en oeuvre un nouveau Pacte des Générations flamand (c’est notamment pour cela que ce parti réclame une augmentation des compétences pour les Régions) ou les libéraux avancer la nécessité de limiter les allocations de chômage dans le temps, c’est compréhensible. Mais n’oublions quand même pas que le Pacte des Générations a été élaboré par le cabinet de Freya Vandenbossche (SP.a), qu’il a été voté par tous les parlementaires PS et SP.a et que les politiciens wallons des différents partis, PS inclus, vantent publiquement l’efficacité de la chasse aux chômeurs en Wallonie.

Selon la Banque Nationale, l’austérité sera encore de rigueur pour les 20 prochaines années ! Si les partis flamands réussissent à imposer une régionalisation du marché de l’emploi ou de certains pans de la sécurité sociale, la défense de nos acquis d’après-guerre deviendra encore plus difficile. Quelle que soit la composition du prochain gouvernement, la lutte contre la politique antisociale devra donc être menée fermement.

Le 10 juin, le CAP n’aura sans doute pas d’élus car le seuil électoral de 5% rend presque impossible d’avoir des élus lors d’une première participation électorale. D’autre part, le CAP est un mouvement en formation et il est encore trop tôt pour dire si l’on réussira bien à construire un nouveau parti des travailleurs. Mais il offre une opportunité magnifique pour commencer à reconstruire un instrument pour le mouvement ouvrier, un instrument qui casse les tactiques de division menées par la classe dirigeante en se positionnant contre la surenchère communautaire et en luttant de façon conséquente contre chaque forme de discrimination et d’oppression. Le 10 juin, votez pour le CAP mais ne vous contentez pas de cela : rejoignez le CAP et aidez-nous à concrétiser cette opportunité !

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