Grève pour faire tomber Michel 1er mais aussi toute l’austérité!

tract_bannerNous répondons aujourd’hui au gouvernement et au patronat. Oui, les syndicats peuvent encore mobiliser des tonnes d’affiliés. Non, le mouvement des travailleurs n’est pas un concept du siècle dernier. Au contraire ! Il est bien en vie et prêt à se battre. Et oui, le mouvement des travailleurs est toujours le moteur du changement social, capable d’entrainer derrière lui toutes les couches de la société.

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Le gouvernement fédéral Michel et le flamand de Geert Bourgeois estiment leur temps arrivé. Ils veulent affaiblir les syndicats et bouleverser les relations de forces entre travail et capital. Ils recherchent ouvertement la confrontation pour ouvrir la voie à une société où plus rien ne se dressera sur le chemin des riches et des patrons. Ils ont toutefois provoqué un impressionnant plan d’action avec lequel les syndicats tirent avec eux toute la résistance sociale. Même les journalistes de l’establishment grassement payés depuis la fin du 19e siècle pour nous qualifier d’énergumènes amateurs de bières doivent bien provisoirement reconnaître que le soutien est vraiment très large pour cette manifestation.

Le plan d’action syndical relance la tradition des assemblées générales du personnel. Il a été discuté en de nombreux lieux de travail et même parfois soumis au vote. Cela favorise la participation de tous, permet de désarmer les adversaires et nous place en meilleur posture pour l’évaluation et la préparation de nouvelles actions. Il n’y a pas eu de réunion du personnel chez vous ? Organisez-là ou demandez-le à vos délégués.

Nous n’avons pas besoin de querelles entre syndicats : aidons les militants combatifs des autres syndicats à surmonter les oppositions internes ! Ne nous laissons pas non plus diviser sur des lignes communautaires. Même si certaines mesures auront un impact plus dur dans une région plutôt qu’une autre, ce gouvernement n’est pas anti-wallon, anti-bruxellois, anti-flamand ou anti-belge : il est anti-travailleur ! L’austérité est générale, cela exige l’unité. C’est instinctivement ressenti mais la renforcer et la préserver nécessite une organisation consciente. La décision des 800 élèves en grève écolière le 22 octobre dernier à Gand de rejoindre le plan d’action syndical est un exemple à suivre.

Pour l’essentiel, le gouvernement clame que « vos droits sont incompatibles avec nos profits. » Ne nous laissons pas endormir par quelques concessions sur lesquelles ils reviendront plus tard. Ce gouvernement doit tomber. Mais c’est encore insuffisant. Parmi les mesures antisociales de l’accord gouvernemental, 70% sont basées sur les politiques du gouvernement précédent, aux dires de Di Rupo lui-même. En bref : les attaques antisociales se poursuivront avec un gouvernement Di Rupo II, et les mesures prises par l’actuel resteront d’application. Seul le rythme de l’austérité les différencie.

Notre lutte ne fait que commencer. L’expérience ainsi acquise doit être utilisée pour la construction d’un véritable contre-pouvoir de la classe des travailleurs. A la place d’un gouvernement anti-travailleur, nous voulons un gouvernement des travailleurs, un gouvernement dont la politique ne garantira la satisfaction des besoins de la large majorité de la population au lieu des profits d’une poignée de super-riches. Cela exige d’intégralement rompre avec la politique austéritaire.

– Rétablissement total de l’indexation, négociations salariales libres et salaire minimum de 15 euros bruts de l’heure !
– Non à la dégradation des contrats de travail par la sous-traitance, l’intérim ou les autres emplois précaires !
– Bas les pattes du statut des fonctionnaires ! Aucun démantèlement des services publics ! Aucune privatisation ou libéralisation ! De l’insourcing au lieu de l’outsourcing !
– La prépension à 55 ans, pour des systèmes de fin de carrière avec diminution du temps de travail et pension anticipée à 60 ans !
– Augmentation des pensions à minimum 75% du dernier salaire avec un minimum de 1500 euros par mois!
– Ni chasse aux chômeurs, ni dégressivité, ni service communautaire ! Attaquons le chômage par la diminution généralisée du temps de travail à 32 heures/semaine sans perte de salaire et avec embauches compensatoires!
– Nationalisation des secteurs clés de l’économie sous contrôle démocratique de la collectivité !
– Pour la fin de ce système archaïque de propriété privée des moyens de production et de profit! Pour un socialisme démocratique moderne et l’utilisation libre des connaissances et des ressources pour le bénéfice de tous!

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