Non à la guerre ! Mais comment la stopper?

Dimanche 18 mars aura lieu une nouvelle manifestation à Bruxelles contre la guerre et l’occupation de l’Irak. Tant aux USA que sur le plan international, la résistance contre la brutalité de l’impérialisme américain augmente, tout comme les difficultés de Bush.

Peter Delsing

Sa politique dangereuse a contribué à la croissance du terrorisme international et a transformé des couches entières de la population, en particulier les musulmans, en boucs émissaires.

Le 27 janvier, un demi-million d’Américains ont manifesté contre la guerre en Irak, sous des pancartes ou des calicots s’opposant à la hausse du budget de la guerre et réclamant le retrait des troupes. Une majorité écrasante des Américains est contre l’envoi de troupes supplémentaires en Irak.

Comme jadis lors des mouvements contre la guerre du Vietnam, des vétérans ont participé aux manifestations. En ce moment, un millier de soldats ont signé la petition ‘Appeal for Redress’ adressée au Congrès pour arrêter la guerre. Un des initiateurs déclare: ‘Nous nous prononçons contre cette guerre, une guerre impérialiste. Une guerre qui sert les profits, pas l’humanité (…) une guerre contre la classe ouvrière, pas pour la justice.” Signe révélateur, les Vétérans contre la Guerre ont quadruplé le nombre de leurs membres en un an.

Notre organisation-soeur aux USA, Socialist Alternative, mobilise pour des grèves lycéennes et étudiantes dans différentes villes, à l’occasion du quatrième anniversaire de la guerre, dans la semaine du 17 au 24 mars. Elle soutient la création de comités de mobilisation dans les écoles, les quartiers et les entreprises. La montée d’une résistance radicale dans la jeunesse peut en effet inciter les travailleurs à entrer eux aussi en action sur leurs lieux de travail.

Les manifestations font sentir aux travailleurs et aux jeunes leur force collective. Elles peuvent donc aider à élever la conscience politique. Mais une plus grande organisation du mouvement s’impose. Les manifestations massives dans le monde entier avant le lancement de la guerre n’ont pas suffi à empêcher celle-ci.

Les capitalistes et leurs politiciens doivent être confrontés à des luttes mieux organisées et politiquement plus conscientes avant de céder à une opposition quelconque. Des comités anti-guerre dans les écoles, les quartiers et les entreprises, en particulier aux USA, peuvent élever le mouvement sur un plan supérieur en lui donnant une structure plus efficace.

Un mouvement croissant de grèves et de manifestations de la jeunesse pourraient, jusqu’à un certain stade, devenir le catalysateur de grèves dans les entreprises contre la guerre en Irak. Mais ce développement requiert également la mise sur pied d’un parti large des travailleurs et des jeunes qui puisse réunir toutes les expériences, les généraliser et les orienter contre les fondements de la société capitaliste : la soif de profit au détriment des conditions de vie de la majorité.

Un parti des travailleurs aux Etats-Unis – et ailleurs – pourrait donner une orientation aux syndicats afin qu’ils lancent un appel à une grève générale contre cette guerre impérialiste que les travailleurs paient avec leur argent et leur vie.

Mais la menace de la guerre et de la barbarie ne pourra être définitivement écartée que si nous organisons cette lutte dans le cadre de la lutte pour une autre société, une société qui mette la richesse à la disposition de la population elle-même, une société socialiste.

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