Un nouveau cas de violence gratuite à Anvers. Le président du NSV lance un raid physique sur des étudiants de gauche.

Le Vlaams Belang affirme qu’il est contre la criminalité et la violence gratuite. A Anvers pourtant, c’est la direction de son propre cercle étudiant qui use de violence gratuite contre tous ceux qui pensent autrement. Bien qu’heureusement pas aussi "énergiques" que ceux de Hans Van Themse (celui qui a arbitrairement abattu des immigrés en mai 2006), quelques durs coups sont tout de même tombés hier soir dans le centre ville anversois. Un groupe, sous la direction du praeses (président) du NSV anversois, y est passé à l’attaque sur quelques opposants politiques.

Le NSV (Nationalistische Studentenvereniging – Union des Etudiants Nationalistes) est le cercle étudiant non officiel du Vlaams Belang. Le groupe organise chaque année une manifestation à travers une ville étudiante ; et cette année, c’est au tour d’Anvers. La campagne du NSV ne recueille pas un grand succès, d’où une frustration croissante dans les rangs de l’extrême-droite. Une frustration qui s’exprime maintenant d’une manière violente.

Hier (jeudi 1 mars), trois étudiants de gauche se revenaient d’une réunion dans un café de la Wolstraat (rue de la laine) dans le centre-ville. Ce faisant, ils devaient passer dans le quartier du café d’extrême-droite "De Leeuw van Vlaanderen" ("Le Lion des Flandres"), où un groupe de NSVistes avaient l’air de s’agiter au téléphone. Les étudiants continuèrent gentiment leur chemin, et rentrèrent dans un café. Peu de temps après, le café fut envahi par un groupe de NSVistes frustrés qui y venaient provoquer nos camarades. Ils voulaient discuter d’un article paru sur ce site le jour auparavant, qui parlait des nombreux problèmes auxquels leur campagne a été confrontée. Ils se vantaient également d’avoir déjà détruit plus de 1000 exemplaires du journal étudiant "Dwars" (~ "A contre-courant"). Ce journal apportait un article critique sur le NSV, ce que les étudiants de droite ont, évidemment, difficilement digéré.

Les trois étudiants de gauche, parmi lesquels Jan Vlegels, président du MAS anversois, et Farid Rasoolzadeh, président d’EGA-Anvers, décidèrent de ne pas jouer le jeu de la provocation, et d’aller boire un verre un peu plus loin, histoire de lâcher les étudiants de droite. L’instant d’après, les étudiants de droite avaient disparu, et nos camarades pensaient que la voie était libre pour rentrer calmement à la maison. Cependant, alors qu’ils attendaient le tram à son arrêt juste à côté du café, ils furent tout à coup assaillis par un petit groupe de NSVistes.

Le groupe de NSVistes était mené par leur président anversois, Jeroen Serpieters. Les NSVistes chargèrent les étudiants de gauche, dans l’espoir de bien vite leur donner une belle correction. Des coups tombèrent, mais des deux côtés à la fois. Quand les NSVistes remarquèrent que les étudiants de gauche ne se laissaient pas faire si facilement, ils durent rapidement s’enfuir. Ils s’apercevaient après tout du danger d’une intervention policière, et qu’ils auraient pu se faire embarquer pour violence gratuite.

Ces temps-ci, on peut sentir une certaine sensibilité autour du thème de la violence gratuite, et le fait d’être impliqué lui-même dans ce genre de violence n’arrangerait pas fort bien la politique du NSV. Cela se montrait d’ailleurs aussi par le fait que les portes du café "De Leeuw van Vlaanderen" semblaient avoir fermé juste après l’attaque physique sur les opposants politiques.

Néanmoins, cette violence n’est pas nouvelle en soi. Bruno Valkeniers, une sommité du VB, déclarait il y a quelques semaines dans une interview avec le Standaard, que lui-même ne rougissait pas de la "violence de rue occasionnelle" du NSV. C’est Valkeniers qui, à la fin des années 70, posait les fondations du NSV.

Nous condamnons la violence d’extrême-droite du NSV et appelons à venir en masse à la manifestation anti-NSV de ce jeudi 8 mars. Aussi, nous appelons à prendre contact avec nous pour venir renforcer les activités de la campagne à Anvers pour les jours à venir. Il est évident que les NSVistes frustrés se font du souci pour le succès de notre campagne anti-NSV. De ce fait, il y a un encore plus grand risque d’actes de violence de la part de l’extrême-droite. Nous ne nous laisserons pas intimider, et voulons leur offrir, en guise de réponse, une manifestation anti-NSV conséquente et pacifique ce jeudi 8 mars.

Rendez-vous : 19h, devant la gare de Berchem à Anvers. Pour renforcer la campagne : nous contacter via l’adresse antwerpen@lsp-mas.be

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