Des attaques inédites sur l’index, la sécurité sociale, l’enseignement, les services publics, le droit de grève, …

On savait bien que, peu importe la coalition gouvernementale, l’austérité serait à l’agenda. Le gouvernement Di Rupo avait préparé le terrain et déjà mené bon nombre d’attaques, le gouvernement ‘‘Kamikaze’’ qui s’annonce ne s’éloigne pas de la stratégie austéritaire et semble même vouloir passer à la vitesse supérieure.

par Ben (Charleroi)

Des attaques de tous les côtés

Au fédéral, c’est bien de 17,3 milliards d’économie d’ici 2019 dont on parle. Toutes nos conquêtes sociales vont être attaquées, nos services publics, notre sécurité sociale, nos soins de santé, nos pensions, notre indexation,… En Région flamande, ce sera 8 milliards d’économies sur 5 ans, avec des attaques déjà connues sur la VRT, De Lijn, le secteur socioculturel et l’enseignement (avec le risque d’une augmentation du minerval de 200€ dans l’enseignement supérieur).

En Région wallonne, on parle de 1,1 milliard d’économies rien que pour 2015 (sur un budget de 13,5 milliards), avec entre autres : le non-remplacement de 4 fonctionnaires sur 5 pendant les deux prochaines années, des attaques sur l’enseignement également et bien d’autres choses. Quant à la Région bruxelloise, elle n’échappe pas non plus à cette logique austéritaire.

Le patronat est en fête

Alors que l’ensemble des travailleurs va sévèrement trinquer dans la prochaine période, le patronat va encore une fois pouvoir fêter l’accord de ce gouvernement dont les composantes sont favorables à la réduction des cotisations sociales patronales de 33% à 25%. Cela devrait coûter 2 milliards à la sécurité sociale. ‘‘Un premier beau cadeau au monde de l’entreprise’’, comme le titrait l’Echo il y a quelques semaines.

En fait, l’ampleur de l’austérité est telle que ce n’est que progressivement que les différentes mesures seront rendues publiques. Mais si le détail des attaques n’est pas encore connu, il est déjà clair que la prochaine période prendra la forme d’une confrontation brutale entre l’agenda économique du patronat et de ses fidèles exécutants politiques d’un côté et de l’autre le niveau de vie des travailleurs (avec ou sans emploi) et des jeunes.
Une autre politique est possible

Les partis traditionnels ont choisi leur camp, celui du patronat, des actionnaires et des plus riches. C’est l’équipe gagnante pour le moment, c’est eux qui détiennent le pouvoir politique et économique. Mais cette accumulation de richesses et de pouvoir démesurés, accaparés par une infime partie de la population, rentre de plus en plus en confrontation avec la volonté de vivre décemment de l’équipe majoritaire, notre équipe, la classe des travailleurs (avec ou sans emploi) et des jeunes.

Notre équipe est à l’image d’un géant endormi, encore inconscient de sa force véritable car désorganisé et sans objectif ni direction claire. Mais face aux nombreuses attaques à venir, notre équipe n’aura pas d’autres choix que de résister. Les membres les plus conscients auront la lourde tâche de pousser en avant la coordination et l’organisation pratique des petites (et aussi des plus grandes) poches de résistance qui émergeront de manière spontanée. C’est pourquoi nous appelons à la création d’un front de résistance sur base d’un programme clairement offensif.