Politique des partis traditionnels : 277 bureaux de Poste en moins…

Politique des partis traditionnels : 277 bureaux de Poste en moins…

En février et mars, La Poste va fermer 277 bureaux et 400 à 500 autres suivront après les élections de juin. Tout ça parce que La Poste entrera d’ici peu dans le marché «libre» et devra subir la concurrence d’autres sociétés. Les politiciens belges affirment qu’ils s’opposent à la libéralisation européenne. Mais c’est avec leur soutien qu’une partie de La Poste a été cédée à une société postale danoise. Cette dernière insiste maintenant pour que La Poste devienne une société rentable et capable, elle aussi, de fournir de super-bénéfices.

Bart Vandersteene

Pour cela, il faut d’abord « assainir »… aux frais de la collectivité. Le personnel est réduit, le timbre non-prior disparaît (suite à quoi nous allons payer le prix d’un timbre prior pour n’importe quel envoi), des prestations de services sont supprimées, … Les gouvernements successifs de Martens, Dehaene et Verhofstadt ont chacun suivi cette voie néo-libérale. Ces vingt dernières années, le PS et le SP.a ont participé aux gouvernements et portent par conséquent une grande responsabilité dans la dégradation de nos services publics.

La Poste est parfois appelée la « banque des pauvres ». Nombreux sont ceux – souvent les personnes âgées – qui vont encore régulièrement à leur bureau de poste pour effectuer leurs virements, poser des questions au sujet de l’arrivée du courrier, demander de l’aide pour toutes sortes d’envois,… Pour eux, la fermeture de leur bureau est un petit drame. Mais conserver beaucoup de bureaux de poste n’est pas conforme au modèle néo-libéral qui a pour seule règle : le moins possible pour la collectivité et le plus possible pour les riches. La suppression de la prestation des services ne profitera qu’aux riches actionnaires.

Tous les partis traditionnels se retrouvent sur une même politique néo-libérale. Face à cela, il y a un besoin urgent d’une autre politique qui remettrait au premier plan les besoins de la collectivité et la solidarité.

Une résistance locale contre les fermetures des bureaux commence à se développer. Des associations de quartier, des commerçants, des paroisses et beaucoup de personnes touchées par ces fermetures ont lancé des pétitions, des campagnes d’affichage, … Mais le plus souvent tous les espoirs sont mis dans des démarches envers des personnalités politiques. C’est une réaction compréhensible mais cela ne suffira pas. Beaucoup de politiciens ne versent que des larmes de crocodile. Dans le conseil communal gantois, par exemple, où quelques dirigeants nationaux (comme Verhofstadt lui-même) sont pourtants présents, une motion a été votée contre la fermeture de bureaux. Mais que font réellement ces partis contre la politique qui mène à la fermeture des postes ?

C’est d’une résistance collective des groupes locaux et des syndicats au niveau national dont nous avons besoin! Une telle résistance a besoin d’un partenaire politique pour défendre et appliquer une autre politique. C’est l’ambition du Comité pour une Autre Politique (CAP). À l’initiative de Jef Sleeckx, et avec le soutien du MAS/LSP, le CAP s’est attelé à la construction d’une alternative au néo-libéralisme. En participant aux élections, nous voulons rassembler les forces qui peuvent construire une nouvelle formation politique. Vous aussi, participez avec nous à relever ce défi !

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