»Une fois les élections passées, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que l’actualité redevienne des plus préoccupantes pour les travailleurs et leur famille. Une chose est sûre : sans une résistance sérieusement organisée, nous allons en baver, et pas qu’un peu. » Voilà les premiers mots de l’article publié sur socialisme.be directement après l’annonce du plan de restructuration de Delhaize. Depuis lors, les nouvelles n’ont cessé de confirmer le constat, et un nouveau drame social vient d’être annoncé chez Cora, un mois jour pour jour après celui de Delhaize.

Sur ces quelques semaines, il y a eu le rapport sur le vieillissement de la commission de réforme des pensions qui appelle bien entendu à pousser les travailleurs à bosser plus longtemps. A cela ont suivi les fuites concernant le prochain budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’enseignement, où il est question – au bas mot – de 300 millions d’euros de restrictions budgétaires pour 2015 et 2016, l’effort devant peut-être devenir récurrent. Ensuite, les organisations patronales de tous le pays ont ouvertement fait appel à la constitution d’une coalition de droite dure, avec nos salaires et particulièrement le prochain accord interprofessionnel en ligne de mire.

Et c’est aujourd’hui au tour de Cora d’annoncer le probable licenciement de 447 travailleurs dans le cadre de son plan Coravenir, comme l’a dévoilé à la presse la CGSLB.

N’encaissons pas les coups sans réagir ! Il est plus que temps de construire un rapport de force sérieux, un front de résistance contre l’austérité et les pertes d’emplois, qui renoue avec les traditions du syndicalisme de combat et vise à la plus large unité dans la lutte. Dans le secteur de la distribution, des revendications telles qu’une harmonisation des conditions de travail et de salaire dans l’ensemble du secteur de sorte que les magasins ne puissent pas être mis en concurrence, peuvent renforcer l’unité à la base. Sur base d’un mouvement fort chez Delhaize et Cora, avec le soutien et l’implication des clients, il sera possible d’arriver à des actions telles qu’une grève de 24 heures dans l’ensemble du secteur.

Les attaques antisociales vont pleuvoir de tous les niveaux de pouvoirs et de tous les côtés du secteur privé, nous devons nous préparer à un contre-offensive menée tous ensemble. Isolés, nous sommes perdus, ensemble, nous pouvons vaincre.